Après plusieurs années d'attente et de démarches, le projet de construction d'une nouvelle gendarmerie à Mazères entre dans une phase décisive. L'État s'est engagé à permettre l'arrivée de dix gendarmes en 2027. Un équipement qui ne sera pas réservé à la seule commune de Mazères, mais qui aura vocation à couvrir l'ensemble du secteur des Portes d'Ariège Pyrénées.
Pour le maire de Mazères, Louis Marette, c'est l'aboutissement d'un long combat. « La commune avait déjà accueilli une brigade de gendarmerie, avant son départ dans les années 1960. Plus de soixante ans après, son retour prend donc une dimension particulière. J'avais été très malheureux dans les années 60, lorsque la gendarmerie de Mazères est partie », confie l'élu, qui se dit aujourd'hui « très heureux » de cette annonce.
Un dossier défendu par Laurent Panifous lorsqu'il était député, avant de poursuivre ses démarches auprès du gouvernement.
« Je sais que le milieu rural peut paraître parfois oublié et moi je suis aussi là comme élu ariégeois, comme membre du gouvernement mais qui défend la ruralité et j'étais heureux de pouvoir dire à monsieur Marrette qu'il aura bien sa gendarmerie qu'il demande depuis si longtemps et à juste titre. », explique-t-il.
Le ministre a rappelé également que le déploiement des nouvelles brigades a été revu à la baisse au niveau national : sur les quelque 200 projets initialement envisagés, seules 20 nouvelles gendarmeries doivent finalement être créées. Il remercie notamment le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez pour son soutien au dossier ariégeois.
Une implantation stratégique pour la basse Ariège
La future brigade doit couvrir plusieurs communes du nord de la communauté de communes : Mazères, Montaut, Gaudiès, Trémoulet et La Bastide-de-Lordat. Elle viendra compléter le dispositif existant, notamment les brigades de Saverdun et de Pamiers.
Le projet prévoit une construction sur un terrain situé à proximité du collège, dans le secteur de la route de Gaudiès. L'accès à la future gendarmerie est prévu par le chemin de Sourouille, selon le dossier d'urbanisme de la commune. L'opération doit mobiliser environ 5 000 m² de terrain, selon les éléments communiqués pour le projet.
Le site doit accueillir les locaux de la brigade, mais également des logements destinés aux militaires et à leurs familles.
La communauté de communes au cœur du projet
La communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées joue un rôle central dans la réalisation de cette opération. Elle porte le montage immobilier et financier du projet, en lien avec le bailleur social Alogea. Le financement doit notamment reposer sur un emprunt de l'intercommunalité, dont les mensualités seront compensées par le loyer versé par l'État. Le coût global pourrait approcher les deux millions d'euros.
Pour Jean-Philippe Sannac, président de la communauté de communes, cette annonce dépasse largement le cadre communal.
Très heureux pour le territoire, d'avoir une gendarmerie de plus, des militaires de plus qui arrivent. C'est énorme, et franchement, je ne remercierai jamais assez le ministre Panifous de nous avoir donné ce coup de main et d'avoir appuyé le dossier, sans oublier aussi notre sénateur qui était derrière. Et puis, je pense au colonel Laurent Rougesse, et à Alain Rochet car c'est lui qui a lancé le projet. Ce n'est pas ma victoire à moi, mais c'est une victoire pour le département, pour le territoire », souligne-t-il.





