La soirée du samedi 31 octobre a été marquée par des incidents à Foix. À la suite d’une manifestation non déclarée, les participants ont poursuivi leur mobilisation par une déambulation dans les rues de la ville, avant de rejoindre le rond-point de l’hippodrome.
C’est à cet endroit qu’un feu sauvage a été allumé sur la voie publique. Selon les éléments communiqués par la préfecture de l’Ariège, les participants ont brûlé un décor en carton représentant l’Élysée, sur lequel figurait le drapeau national.

Une scène qui a suscité une réaction ferme du représentant de l’État. Dans un communiqué, Hervé Brabant, préfet de l’Ariège, condamne notamment le fait d’avoir brûlé publiquement le drapeau tricolore, rappelant que cet acte constitue une infraction pénale.
« En France, brûler publiquement le drapeau tricolore est interdit », souligne le préfet, qui estime que ces agissements sont « indignes » et susceptibles de troubler l’ordre public, avec l’intention d’outrager l’emblème national, protégé par l’article 2 de la Constitution.
"La justice sera saisie"
Pour le représentant de l’État, ces actes ne peuvent être assimilés à une simple expression de revendications. « De tels agissements ne sauraient être confondus avec l’expression de revendications », insiste-t-il dans son communiqué.
La préfecture annonce par ailleurs que la justice sera saisie afin que les faits puissent faire l’objet des suites judiciaires appropriées.
En parallèle de cette manifestation non déclarée et de ses prolongements, les forces de sécurité et de secours ont été mobilisées pour assurer la protection des personnes et des biens.
Le préfet de l’Ariège a tenu à remercier l’ensemble des forces de sécurité intérieure pour leur engagement au cours de cette soirée.





