Le cortège s’est élancé du portail des Jacobins en direction du square André-Chénier, réunissant plusieurs organisations syndicales et collectifs, parmi lesquels la FSU, la CGT, Force ouvrière (FO), l’UNSA Éducation, la CFDT, la Confédération paysanne, La France insoumise et le collectif Nous Carcassonne...

"On ne peut plus vivre décemment de son travail"
"Aujourd’hui, c’est une grève nationale interprofessionnelle. Les jeunes, les lycéens, les retraités, les actifs, tout le monde est présent dans la rue pour revendiquer la hausse du pouvoir d’achat", explique Yannick Bonnafous, secrétaire général adjoint de l’union départementale FO de l’Aude.
Il dénonce une situation économique devenue difficile pour de nombreux habitants : "La fin du mois, c’est le 15 maintenant, ce n’est plus le 30, parfois même le 10 pour certains. Il n’y a plus du tout d’emploi dans l’Aude, le taux de chômage est à 11 %."
Yannick Bonnafous alerte également sur la précarité des travailleurs, estimant que certains ne parviennent plus à vivre dignement de leur emploi. Il insiste sur l’importance de soutenir la jeunesse, présente dans les mobilisations depuis plusieurs semaines.
"La jeunesse, c’est l’avenir de demain. Nous sommes à ses côtés ", affirme-t-il, tout en prévenant que cette journée ne sera pas sans lendemain, "C’est un coup d’essai, mais on ne va pas s’arrêter là. On va maintenir la pression."

"Nous nous réjouissons de vous voir aussi nombreux pour cette journée de grève interprofessionnelle, après plusieurs semaines de mobilisations dans la fonction publique, puis dans les lycées, et enfin les samedis, où tout le monde s’est retrouvé pour revendiquer des mesures urgentes contre la vie chère, la justice sociale et l’avenir de la jeunesse. Le budget de l’État ne doit pas, une fois encore, sacrifier la jeunesse ni le service public d’éducation", déclare Patrick Borde, secrétaire départemental de la FSU.

Il réclame notamment une baisse du nombre d’élèves par classe, des recrutements de personnels enseignants et éducatifs, ainsi qu’une revalorisation des salaires. "Nous n’attendrons pas 2027, nous n’attendrons pas les élections. Le gouvernement doit répondre", affirme-t-il.
L’hôpital réclame des moyens et des effectifs
Dans le secteur hospitalier, les revendications portent notamment sur les rémunérations et les conditions de travail. Stéphane Torres, secrétaire adjoint FO au centre hospitalier de Lézignan-Corbières, dénonce le gel du point d’indice et le manque de personnel dans la fonction publique.
"On revendique l’augmentation du point d’indice, gelé depuis plusieurs années, ainsi que l’amélioration des conditions de travail et la fin des sous-effectifs dans la fonction publique, notamment en milieu hospitalier", explique-t-il.

Selon lui, les difficultés s’accumulent d’année en année et rendent le travail toujours plus compliqué. Il appelle à renforcer les moyens consacrés à la santé, particulièrement dans un territoire confronté aux difficultés d’accès aux soins et aux déserts médicaux.
"Il faut vraiment se pencher sur la santé, qui dégringole. Il faut des moyens et nous sommes là pour le revendiquer", insiste-t-il.
Les manifestants ont affiché une volonté commune de poursuivre la mobilisation.





