Il est midi, l’heure du déjeuner, un brouhaha joyeux résonne dans la nouvelle salle de restauration. Les élèves de l’école Lestang à Pamiers prennent place autour des tables. Jusqu’à présent, les élèves devaient prendre un bus pour aller déjeuner. Désormais, la cantine se situe à seulement quelques centaines de mètres de l’établissement.
“L’idée, c’est de rapprocher les enfants de leur lieu pédagogique pour qu’il y ait moins de fatigue et moins de stress”, explique la maire Frédérique Thiennot. Les trajets en bus pouvaient représenter deux fois 20 à 25 minutes dans la journée. Un temps désormais libéré pour d’autres activités.
Cette ouverture marque aussi la fin d’un long processus engagé par la municipalité il y a plus d’une décennie. “Toutes les écoles sont maintenant pourvues d’une salle de restauration. Celle-ci est la dernière à ouvrir”, souligne la maire.
La salle existait déjà pour les élèves de maternelle. Avec la réorganisation des écoles et la fermeture de certains bâtiments, elle a été réaménagée pour accueillir les enfants de l’élémentaire. Le mobilier a été adapté aux plus grands et l’espace repensé pour offrir davantage de luminosité et de confort.
L’insonorisation a également été renforcée grâce à des panneaux absorbants afin de rendre les repas plus agréables malgré le nombre d’élèves. La salle peut accueillir 72 enfants assis, en deux services d’une quarantaine d’élèves chacun.

Des repas locaux et majoritairement bio
Dans la nouvelle cantine, les assiettes se remplissent peu à peu. Dans les assiettes, la municipalité mise sur la qualité. Ce jour-là, au menu : carottes râpées, lasagnes tomate-mozzarella, fromage et compote pomme-poire. Si certains enfants observent encore les carottes avec hésitation, d’autres, au contraire, se précipitent sur leur assiette
Jacques Julia, responsable du service restauration de la ville, détaille l’origine des produits, “plus de 74 % d’entre eux sont issus de l’agriculture biologique et plus de 60 % viennent du département de l’Ariège”, précise-t-il. Une démarche engagée depuis longtemps par la ville, qui a mis en place la cantine du terroir dès les années 2000. “Les carottes viennent des Jardins de Loubières, le chou blanc de Saint-Jean-du-Falga, et les pâtisseries sont locales« , détaille t-il.
Si certaines préparations, comme les lasagnes de ce jour-là, ne sont pas entièrement faites maison pour des raisons d’organisation, la priorité reste donnée aux circuits courts et à l’agriculture biologique.
Un repas pensé comme un moment éducatif
Au-delà de nourrir les élèves, la cantine est conçue comme un lieu d’apprentissage. Ici, le choix a été fait d’un service à table, et non d’un self. “On est vraiment dans de l’apprentissage alimentaire. Les enfants découvrent les produits, leur origine et l’équilibre d’un repas”, explique Jacques.
Le service est séquencé : entrée, plat, fromage puis dessert. Une manière de guider les élèves dans la composition d’un repas équilibré. “Au self, certains commenceraient par le dessert et laisseraient l’entrée de côté. Là, on peut les encourager à goûter”.





