Ce jeudi 22 octobre, Hélène Sandragné, présidente du Département de l’Aude, a dressé le bilan de ses récents échanges avec les maires du territoire. Ces réunions ont porté sur la politique d’aide aux communes et l’accompagnement proposé par le Département, malgré un contexte budgétaire contraint.

Après avoir sillonné le territoire, canton par canton, pour présenter ou rappeler aux maires l’action du Département, Hélène Sandragné revient sur ces rencontres. Habituellement confiées aux conseillers départementaux, elles ont été assurées cette année par la présidente elle-même, qui a souhaité être présente à chacune d’entre elles en cette année d’élections municipales.

Au total 15 rencontres ont été organisées avec les maires réélus ou nouvellement élus de l’Aude. L’occasion pour Hélène Sandragné, présidente du Département, de présenter la politique d’aide aux communes et d’échanger sur les actions menées par la collectivité, dans les cantons comme à l’échelle du territoire.

"Je suis partie avec l’idée de dire aux maires : voilà ce que vous faites et voilà ce que nous pouvons vous apporter ", a expliqué la présidente. Elle est également revenue sur un événement marquant de l’actualité : "Et au milieu, il y a eu le 17 octobre. Cet événement a renforcé ma volonté d’apporter notre soutien aux maires et aux institutions de la République".

Aides financières, accompagnement administratif et technique, conseil... La collectivité intervient dans de nombreux domaines pour soutenir les communes. Elle s’appuie notamment sur plusieurs structures spécialisées, parmi lesquelles le SMMAR, Réseau 11, le CAUE, l’Agence technique départementale et le Syaden.

À l’issue des rencontres, les maires ont reçu un document récapitulant les démarches à effectuer et les contacts utiles au sein du Département. Ces informations sont également disponibles sur le site aude.fr, dans la rubrique "Je suis élu dans l’Aude".

Le Département face aux contraintes budgétaires

Au-delà de l’aide aux communes, les échanges ont également porté sur la situation financière des Départements. Après avoir évoqué les interventions de la collectivité en matière de gestion de l’eau, d’assainissement et d’aménagement des espaces, Hélène Sandragné a alerté sur les restrictions budgétaires qui pèsent sur les collectivités, dont l’Aude.

"Nous sommes soumis à des contraintes et à des restrictions budgétaires particulièrement importantes. Le projet de loi de finances aggrave terriblement ces restrictions pour les collectivités, alerte la présidente. Nous sommes dans une situation d’arbitrage, le Premier ministre a prévu de rencontrer les Départements de France le 16 novembre."

La présidente pointe plusieurs facteurs qui fragilisent les finances départementales : la baisse des dotations de l’État, la compensation partielle des allocations de solidarité, la perte d’autonomie fiscale et les dépenses liées aux conséquences du dérèglement climatique.

"Le RSA ne nous est compensé qu’à 50 %, l’APA à 50 % et la PCH à 37 %. Au niveau de tous les Départements réunis, cela représente 19 milliards d’euros non compensés chaque année."

11 millions d’euros consacrés à l’aide aux communes en 2026

Malgré ces difficultés financières, Hélène Sandragné affirme vouloir préserver le soutien aux municipalités. L’aide aux communes figure parmi les priorités du Département, qui entend maintenir cette politique malgré les contraintes budgétaires.

"Nous vivons des choses difficiles, mais nous avons établi nos priorités. Et parmi elles, il y a l’aide aux communes parce que nous devons soutenir les maires", précise la présidente.

Cette année, cette politique a représenté 11 millions d’euros. Le Département intervient également dans d’autres domaines, notamment les collèges, les routes et les aides sociales.

Hélène Sandragné insiste sur la volonté de maintenir ce dispositif au bénéfice de l’ensemble des collectivités locales du territoire.  "L’aide aux communes est une compétence facultative, mais dans l’Aude, nous la sanctuarisons. Et nous n’excluons personne, aucune commune, aucune intercommunalité", conclut la présidente.