Une cinquième liste se porte candidate aux élections municipales à Carcassonne, prévues les dimanches 15 et 22 mars. Après les candidatures de Gérard Larrat, maire sortant, de Christophe Barthès, du binôme François Mourad et Magali Bardou, ainsi que d’Alix Soler-Alcaraz, c’est désormais Jihed Tayebi qui se porte candidat à la tête d’une liste d’union de la gauche de rupture.
Pouvez-vous vous présenter ?
J’ai 34 ans. Je suis originaire de Carcassonne et j’ai grandi dans le quartier Fleming, au nord de la ville. Je suis travailleur social et responsable associatif dans le domaine de l’éducation populaire et du sport depuis 17 ans.
Pourquoi cette candidature ?
Ma candidature s’est faite tout naturellement. J’ai rejoint le collectif Carcassonne Unité Populaire, un groupe de citoyens soutenu par La France insoumise, le NPA et le POI. Au fil des semaines, j’ai participé aux actions et aux réunions. Puis la question de la tête de liste s’est posée. Notre objectif est de fédérer des habitants, avec ou sans étiquette politique. Nous avons voulu créer une dynamique collective. Après plusieurs semaines de réflexion et de discussions, le choix s’est porté sur moi pour conduire la liste. Mais nous revendiquons avant tout une démarche collective. Si cela avait été possible, nous aurions présenté le collectif plutôt qu’une seule personne. La loi impose une tête de liste, mais notre projet reste collectif. Nous nous inscrivons dans une gauche de rupture.

Comment se compose votre liste ?
Notre liste se veut homogène et représentative de la population carcassonnaise. Elle est équilibrée, avec des retraités, des jeunes, huit étudiants et des profils issus de milieux sociaux variés. C’est une équipe engagée, qui mêle expérience et renouveau. Nous avons le sentiment de bâtir quelque chose de nouveau : des personnes partageant les mêmes convictions mais qui ne se connaissaient pas auparavant se retrouvent aujourd’hui réunies autour d’un projet commun. Cette dynamique collective est une véritable force. Notre programme s’appuie sur celui de La France insoumise, enrichi par les propositions recueillies auprès des habitants de Carcassonne.
Quelle est votre approche en matière de sécurité ?
La sécurité constitue un axe central de notre projet. Nous défendons une approche fondée sur la prévention plutôt que sur la répression. Multiplier les caméras et les effectifs de police municipale ne nous semble pas être la bonne solution. Nous voulons renforcer la présence humaine sur le terrain, notamment dans les quartiers populaires et les hameaux, en recrutant des agents municipaux composés d’animateurs, de médiateurs et d’agents administratifs. L’objectif est de recréer de la proximité avec les habitants.
Nous proposons aussi l’ouverture de mairies annexes dans différents secteurs de la ville afin de rapprocher les services publics des Carcassonnais. Les maisons de quartier ouvertes en continu offriraient aux jeunes des espaces encadrés. Cette présence permettrait également de faire remonter plus rapidement les problèmes du quotidien : éclairage défaillant, voirie abîmée afin qu’ils soient traités dans les meilleurs délais. Notre démarche s’inscrit dans une logique de paix et de tranquillité publique.
Quelles valeurs portez-vous dans cette campagne ?
Nos valeurs sont claires : tolérance, solidarité, vivre-ensemble, justice sociale et paix. Nous menons cette campagne avec enthousiasme. Nous n’étions pas attendus pour ces élections municipales, et c’est aussi ce qui fait notre force..
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