Il connaît le Sénat de l’intérieur. Il connaît les collectivités, les maires et les dossiers régionaux. Et il affiche surtout déjà une longue expérience de terrain. À 49 ans, Kamel Chibli se présente aux élections sénatoriales ariégeoises avec l’étiquette du Parti socialiste.

Une continuité "logique" pour le candidat, issu d’un parcours politique commencé à Lavelanet, dans le sillage de Jean-Pierre Bel, qui souhaite mettre "son expérience de terrain, et toute son expertise au service de l'Ariège" sa terre natale.

Avant la politique, l’éducation et le monde associatif

Son parcours, Kamel Chibli le raconte d’abord à travers sa formation d’éducateur spécialisé. Avant les mandats, il y a eu les jeunes, l’éducation et le monde associatif.

« Je suis éducateur spécialisé de formation. J’ai commencé comme animateur socio-éducatif, puis exercé une dizaine d’années comme éducateur spécialisé. J’ai ensuite été directeur commercial pendant trois ans dans une entreprise située près de Toulouse, à Portet-sur-Garonne, spécialisée dans le matériel audiovisuel et le cinéma,, avant de devenir conseiller du président puis vice-président de la Région. Même si cette dernière fonction était difficilement compatible avec une activité professionnelle, mon parcours reste profondément marqué par l’éducation et le métier d’éducateur. »

Il exercera notamment dans le secteur de Lavelanet, où il participera à la création d’une maison éducative à caractère social. En 2001, sa trajectoire bascule lorsqu’il rejoint l’équipe municipale de Jean-Pierre Bel, découvrant la politique locale. Il y restera quatorze ans avant de suivre Jean-Pierre Bel au Sénat. En 2011, il devient conseiller auprès du président du Sénat, puis rejoint, en 2014, l’équipe de Carole Delga à la Région, dont il deviendra vice-président chargé de l’éducation, de la jeunesse et des sports.

L’attractivité, les écoles, l’emploi : « On n’a plus le temps d’attendre »

Pourquoi le Sénat ? Pour Kamel Chibli, sa solide expérience peut permettre de porter au Parlement les problématiques concrètes des élus locaux.


«  Je suis le vice-président des 13 départements, mais désormais, j'ai envie de consacrer plus de temps à mon département parce que les enjeux sont tellement cruciaux.(...) Aujourd’hui, on a besoin d’accompagner les communes face à des défis nouveaux. Le sénateur est un législateur et, moi, j’essaie d’incarner l’élu du concret, le parlementaire du concret. Quand je fais le tour des communes, je vois les défis climatiques, les problèmes de logement, d’écoles, de bornes incendie… Tous ces sujets-là, c’est le rôle d’un parlementaire. »

Parmi les dossiers qu’il entend porter, Kamel Chibli veut faire de l’attractivité du territoire un enjeu central. 

« On a un enjeu énorme parce qu’on n’a jamais été autant attractif. On n’a jamais été autant sollicité pour des gens qui s’installent. Nos faiblesses de l’époque sont devenues nos forces. C’est une réalité. Comment et qu'est-ce qu'on fait de ça ? On l'a vécu avec cet été sur le tourisme. On n'organise rien, donc on subit. Si on veut considérer qu'il faut garder nos écoles, il faut qu'on arrive à accueillir des populations.»

Des contraintes qui pèsent notamment sur les possibilités d’accueil de nouvelles familles, souligne l'élu.

« Malheureusement, aujourd’hui, on a des politiques d’urbanisme qui nous bloquent considérablement pour accueillir des familles, des gens qui pourraient s’installer. Il y a de la création d’emplois. Et aujourd’hui, ces enjeux-là sont tellement énormes. »

Autres sujets phares, le changement et l'adaptation climatique, et l'agriculture, et donner davantage de moyens aux communes pour investir.

« Les incendies et les risques qui y sont liés, les conséquences du changement climatique, notamment pour nos bâtiments scolaires, mais aussi l’accompagnement de nos agriculteurs : tous ces enjeux sont aujourd’hui majeurs. Je veux également proposer d’accompagner les communes qui souhaitent investir mais qui, parfois faute de financements suffisants, ne peuvent pas aller au bout de leurs projets. »

Finances communales, autonomie financière, investissement : autant de sujets qui, selon lui, doivent être traités sans attendre.

Une méthode de travail : revenir chaque année devant les élus

Kamel Chibli entend également défendre une méthode de travail, en proposant notamment des rendez-vous annuels avec les maires et conseillers municipaux.

« J’ai proposé, dans mon projet “Démocratie locale”, de réunir chaque année les maires et conseillers municipaux de chaque bassin de vie pour faire le point sur le travail mené à Paris et faire remonter les problématiques du terrain. Les intercommunalités sont parfois trop importantes pour correspondre à la réalité de certains élus. Je veux donc instaurer un rendez-vous régulier avec eux. Après avoir rencontré près de 315 maires, je pense qu’il est urgent d’agir. »

Marie-Line Forneiron, « une femme aux grandes qualités humaines, généreuse, accessible et bienveillante »

Pour cette campagne, Kamel Chibli fait équipe avec Marie-Line Forneiron, adjointe à Saint-Lizier, "un profil complémentaire du sien", souligne le candidat.

« Je suis très heureux que Marie-Line Fourneron ait accepté de m’accompagner dans cette aventure. Nous sommes très complémentaires : je suis plutôt éducation, sport et jeunesse, elle est davantage culture et patrimoine. Élue depuis 2020 à Saint-Lizier, elle connaît particulièrement bien les enjeux patrimoniaux et associatifs du territoire. Dans un département où le patrimoine occupe une place majeure, notamment avec les projets liés à l’Unesco, elle apporte une expertise qui complète la mienne. C’est aussi une manière de montrer que le Couserans n’est pas oublié. Et au-delà de ses compétences, c’est une femme aux grandes qualités humaines, généreuse, accessible et bienveillante. Je suis très fier qu’elle ait accepté. »