Si la RN20 a retrouvé la circulation le 9 mars dernier, après des travaux d’urgence à la suite d'un éboulement de 200 m³ de roche survenu le 31 janvier à Mérens-les-Vals, le danger n’est pas écarté. En effet, un nouveau bloc rocheux de 300 m³, jugé "potentiellement instable", nécessite une intervention d’ampleur. 

Un chantier dont les contours et les conséquences ont été au cœur d'un comité stratégique réuni ce mardi 3 novembre par le préfet de l’Ariège, Hervé Brabant, en présence des élus de Haute-Ariège, des collectivités, de la SNCF, des services de l’État et de représentants andorrans.

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Des opérations de minage pour neutraliser les blocs instables

Au terme de plus de six mois d’études, la DIRSO, gestionnaire de la RN20, a présenté les grandes lignes du chantier, envisagé à l’automne 2027. Objectif : stabiliser durablement la paroi grâce à des opérations de minage en milieu confiné pour neutraliser les blocs instables.


« Des forages seront réalisés à l’arrière de la paroi pour permettre l’installation de charges explosives. Des équipements de protection, constitués notamment de filets et de câbles, viendront compléter le dispositif pour contenir les mouvements de la roche et prévenir de nouvelles chutes », précisent les services de l’État.


Le calendrier reste à définir. Des études sont notamment en cours pour évaluer la faisabilité d’une voie provisoire de contournement, afin de limiter les perturbations de circulation.


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Anticiper les conséquences d'une nouvelle fermeture

Car une nouvelle fermeture de la RN20 aurait des conséquences sur l’économie locale , soulignent les services de l'État : « Les services de l’État sont pleinement mobilisés afin de limiter autant que possible les conséquences de la fermeture de cet axe stratégique, tant pour les habitants et les acteurs économiques de la Haute-Ariège que pour l’Andorre », indique la préfecture.

Ainsi, "à la demande du préfet de région Occitanie", Hervé Brabant pilotera la concertation avec les différentes parties prenantes. Trois groupes de travail franco-andorrans seront prochainement constitués autour de trois priorités : l’économie et l’accompagnement des entreprises, la vie quotidienne (mobilités, soins, scolarité et services essentiels), ainsi que la sécurité du chantier et l’information des usagers.

La surveillance de la paroi maintenue dans l’attente du chantier

D’ici au lancement de ces opérations, les mesures de surveillance et de sécurité actuellement en place restent maintenues. Des capteurs permettent notamment de suivre les éventuels mouvements de la roche. Un feu clignotant est également installé afin de pouvoir interrompre immédiatement la circulation en cas de détection d’un mouvement suspect.

"Le prochain comité stratégique est annoncé pour le début de l’année 2027. D’ici là, les études devront permettre de préciser les modalités techniques du chantier et, surtout, les conditions dans lesquelles cette nouvelle intervention pourra être menée en limitant au maximum son impact sur le territoire."