Candidate aux élections sénatoriales dans l’Aude, Marie-Josée Aparicio se présente avec Gabriel Deligny comme suppléant. Chef d’entreprise et ancienne conseillère municipale, elle revendique une candidature transpartisane et entend se positionner comme une "facilitatrice" au service des communes et du territoire.

Vous êtes officiellement candidate aux élections sénatoriales. Quel est votre parcours ?

Je suis chef d’entreprise, agent général d’assurance. Je viens du monde entrepreneurial. J’ai également été conseillère municipale de 2014 à 2020 et vice-présidente de la communauté de communes, chargée notamment des relations économiques.

J’ai toujours été très impliquée dans le tissu associatif et économique. J’ai notamment présidé le Club Entreprendre en Haute-Vallée de l’Aude. Je suis également membre de l’Observatoire régional de la parité entre les femmes et les hommes et j’ai participé à différents projets culturels et économiques.

J’ai notamment travaillé autour d’un pôle territorial de coopération économique, qui réunissait le monde éducatif, l’économie classique et l’économie sociale et solidaire, avec l’objectif de faire émerger des projets pour la ruralité.

Pourquoi vous présenter aujourd’hui au Sénat ?

Cette candidature est avant tout une candidature sans étiquette et transpartisane. Un groupe de réflexion composé de personnes issues de différents courants politiques est venu me solliciter. Nous avons travaillé ensemble sur un projet qui sera prochainement présenté aux grands électeurs.

Pourquoi avoir choisi Gabriel Deligny comme suppléant ?

Nous venons tous les deux du centre, mais de sensibilités différentes. Je suis issue d’un courant centriste de gauche, tandis que Gabriel vient d’un courant centriste de droite. C’est justement ce qui illustre la dimension transpartisane de notre candidature.

Il connaît particulièrement bien les rouages de l’État puisqu’il est aujourd’hui collaborateur ministériel. De mon côté, j’ai une expérience de terrain, notamment auprès des entreprises, des associations et des collectivités. Nous sommes donc complémentaires.

Quelles seront vos priorités si vous êtes élue ?

La première sera d’être en permanence à l’écoute des élus et des communes. En parcourant l’Aude, nous constatons que les problématiques sont différentes d’un territoire à l’autre, même si certains sujets reviennent régulièrement : l’eau, l’irrigation, les incendies, l’avenir de l’agriculture et de la viticulture.

La mobilité, les déserts médicaux, la simplification administrative et l’accompagnement des maires sont également des sujets majeurs. Beaucoup d’élus, notamment dans les petites communes, se retrouvent face à une complexité administrative et à des difficultés pour financer leurs projets.

Je pense notamment aux travaux de voirie ou à la rénovation du patrimoine, comme les églises, qui représentent parfois des investissements considérables pour de petites communes.

Vous êtes issue du monde entrepreneurial. Quelle place l’économie occupera-t-elle dans votre candidature ?

Elle sera essentielle. Il faut continuer à créer du dynamisme et de l’emploi dans l’Aude et accompagner les entreprises qui se développent. Nous avons des exemples de projets qui créent de l’activité et il faut être capables de les accompagner dans la durée.

Je souhaite également porter des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur, comme les violences faites aux femmes et la parité entre les femmes et les hommes. La culture fera également partie de mes priorités.

Quel rôle souhaitez-vous en tant que sénatrice, auprès des élus locaux et des maires ?

Le rôle d’un sénateur doit être de créer un lien efficace entre les élus locaux et l’État. Il faut pouvoir accompagner les maires dans leurs démarches, les aider à trouver des solutions et faciliter l’accès aux dispositifs et aux financements.

Aujourd’hui, le millefeuille administratif est beaucoup trop complexe. À force de procédures et de dispositifs différents, certains élus finissent par abandonner. Il faut retrouver de la simplicité et de l’efficacité.

Quelles sont les valeurs que vous souhaitez porter dans cette campagne ?

L’éthique avant tout, la transparence et l’efficacité. Je viens du monde de l’entreprise et j’ai une culture du résultat. Ma méthode tient en trois mots : réflexion, action, résultat. Il faut d’abord réfléchir, écouter et analyser, puis agir et enfin mesurer les résultats. Ma campagne est financée par moi-même, elle est sans étiquette et elle s’adresse à tous les grands électeurs.