Pourquoi êtes-vous candidat aux élections sénatoriales ?
Je me présente d’abord avec la volonté de rééquilibrer la représentation de l’Aude au Sénat. Aujourd’hui, nous avons deux sénateurs socialistes. Au regard de la configuration politique du département, il me semble légitime que le Rassemblement national soit également représenté au Palais du Luxembourg pour porter la voix des Audois et des collectivités territoriales.
Je suis député depuis quatre ans d’une circonscription particulièrement rurale, qui compte 293 communes. J’ai rapidement fait le constat que les communes rurales étaient souvent délaissées par les pouvoirs publics.
La ruralité sera donc au cœur de votre candidature ?
C’est effectivement l’un de mes principaux combats. Durant mon mandat de député, j’ai notamment déposé une proposition de loi visant à créer un fonds de revitalisation destiné aux petites communes, afin d’aider les maires à financer leurs projets.
Je pense notamment à l’entretien du patrimoine ou à la revitalisation des bourgs-centres. Aujourd’hui, des milliards sont consacrés à la politique de la ville, tandis que nos communes rurales disposent de beaucoup moins de moyens. Il faut rééquilibrer les choses. C’est ce combat que je souhaite poursuivre au Sénat.
Quelles sont les principales difficultés auxquelles l’Aude est confrontée selon vous ?
Notre département fait partie des plus pauvres de France. Nous avons un taux de chômage élevé, une insécurité qui progresse et nous avons également subi une importante désindustrialisation au cours des dernières décennies.
La situation de la Haute-Vallée est particulièrement révélatrice de cette évolution. Chez nous, c’est une forme de " mondialisation malheureuse". Notre territoire a été meurtri par les choix politiques qui ont été faits ces dernières décennies, à gauche comme à droite. Je veux donc porter cette réalité au Sénat et rester dans une logique de proximité avec les Audois et les collectivités locales.
Je suis Audois, Limouxin et profondément attaché à ce département. Je suis amoureux de notre territoire et de ceux qui y vivent. Cette candidature est une candidature de proximité. Je veux conserver cette simplicité et cette proximité que j’ai pu avoir en tant que député pour continuer à porter la voix des Audois et des élus locaux.
Quelle évolution observez-vous concernant la place du Rassemblement national dans l'Aude ces dernières années ?
Je suis militant depuis 2011. À l’époque, nous n’avions quasiment aucun élu. Le chemin a été long, avec des défaites mais aussi de belles victoires.
En 2022, nous avons remporté les trois circonscriptions législatives de l’Aude, puis nous avons été réélus en 2024 avec davantage de voix. Nous avons également gagné la mairie de Carcassonne avec Christophe Barthès et nous comptons aujourd’hui de nombreux conseillers municipaux dans les villes comme dans les villages du département.
Cette implantation locale est donc réelle. Les élections sénatoriales seront aussi l’occasion de mesurer le poids de notre mouvement auprès des grands électeurs.
Quel objectif vous fixez-vous pour ce 27 septembre ?
En 2020, le Rassemblement national avait obtenu une soixantaine de voix lors des élections sénatoriales. Je souhaite évidemment faire progresser très fortement ce résultat et, pourquoi pas, gagner un siège.
L’objectif est que la réalité politique du terrain soit également représentée au Sénat, comme elle peut l’être aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
Quel message souhaitez-vous adresser aux Audois ?
Je leur dis de tenir bon. Je sais les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, qu’elles soient économiques ou liées à la sécurité, mais aussi les inquiétudes face à l’avenir.





