"Pour le droit d’étudier, de vivre dignement et de lutter", "Des moyens pour la jeunesse", "La répression n’étouffera pas les revendications de la jeunesse", "Manu… On en a plein le cul" ou encore "Même mon ex gérait mieux les crises"… Ce samedi 31 octobre, près de 650 personnes se sont réunies au square André-Chénier avant de s’élancer dans les rues de la ville, en direction du Pont-Neuf pour la troisième journée de mobilisation.

©Mélanie Eve

Lycéens, syndicats, collectifs et associations ont répondu à l’appel. Parmi les participants figuraient notamment le collectif Nous Carcassonne, la FSU, la CGT, la Confédération paysanne et d’autres...Une mobilisation qui rassemble différentes générations autour de revendications communes, entre pouvoir d’achat, éducation, services publics et conditions de vie.

"On vient surtout soutenir les jeunes qui ont besoin de nous pour avancer dans la vie", explique Christian Dagallier, membre du collectif Carcassonne en colère Charlemagne.
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Selon lui, les difficultés rencontrées dans le domaine de l’éducation et le manque de moyens dans les établissements nécessitent un accompagnement des générations plus âgées. "Ils ont demandé à ce que les personnes plus âgées et plus expérimentées les accompagnent."

Au-delà des questions d’éducation, les revendications concernent également le pouvoir d’achat, le prix de l’essence, la santé et le social. 

"La liste est inexhaustible. Dans tout, il manque de tout", détaille-t-il. Après plusieurs années à tenter de réunir les différents acteurs locaux, il voit dans cette mobilisation commune un signe encourageant. "On est tous ensemble. […] Si tout le monde met un caillou, on pourra faire un mur", poursuit-il.

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Les lycéens au cœur de la mobilisation

La jeunesse occupe une place importante dans ce troisième rendez-vous qui été à la tête du cortège. Musique, chants, danses et prises de parole des syndicats et des collectifs ont ainsi accompagné le cortège tout au long de son parcours.

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Pour les lycéens, les revendications portent notamment sur une réforme de Parcoursup et les questions liées aux horaires. "Toutes les décisions qui ont été prises au niveau de l’État ne prennent pas en compte les villes du milieu rural et les villages en ruralité", déplore Alban, lycéen et co-coordinateur du collectif Nous Carcassonne. Il estime que les réponses apportées jusqu’ici par le gouvernement ne sont pas à la hauteur des attentes des jeunes et des habitants.

Malgré les revendications, l’ambiance est restée festive tout au long du rassemblement. Les organisateurs espèrent désormais maintenir cette mobilisation. 

Un prochain rendez-vous est annoncé ce jeudi 5 novembre à 10h30 au Portail des Jacobins à Carcassonne avec l’espoir de réunir à nouveau de nombreux manifestants pour faire entendre leur mécontentement.