"Aujourd’hui, nous sommes dans la rue parce que depuis plus de quatre ans, il y a le gel du point d’indice, qui est toujours à 4,92 euros brut le point", explique Jérôme Bolano, secrétaire général de Force ouvrière.

Du côté de Force ouvrière, Patrick Borde, co-secrétaire départemental de la FSU 11, ajoute : "L’objectif c’était vraiment de mettre l’accent sur la question des salaires car le point d’indice sur lequel est basée la rémunération de tous les fonctionnaires et aussi les contractuels de la fonction publique est gelé. Mais pendant ce temps-là l’inflation a augmenté de 20 %. On met aussi l’accent sur les fonctionnaires les moins bien payés, qui sont les fonctionnaires de la catégorie C, ATSEM dans les écoles, les ASH dans les hôpitaux… Tout ce personnel qui est souvent composé de femmes, qui d’ailleurs ont été souvent applaudies pendant le covid et qui font les missions les plus essentielles, galère vraiment pour aller travailler. Les gens travaillent pour payer leur plein d’essence".

Les syndicats dénoncent également les conséquences des réductions d’effectifs dans les services publics. "On casse toujours le service public. C’est des suppressions de postes, des mutualisations, des agents qui sont de plus en plus fatigués et usés. Il n’y a aucun remplacement."
"Les agents qui ne sont pas remplacés, c’est plus possible puisque la charge de travail se relaie sur les autres collègues", ajoute Jérôme Bolano avant de renchérir : "Aujourd’hui, on dit un ras-le-bol de manière générale de la fonction publique, toute fonction publique comprise".

La question du pouvoir d’achat occupe également une place importante dans les revendications portées par les organisations syndicales.
"Aucune aide pour le pouvoir d’achat n’est faite au vu de la difficulté qu’ont les collègues pour prendre les véhicules. Vous l’avez vu comme nous, l’augmentation des prix du carburant, l’énergie, l’électricité, le chauffage. Aucune compensation", détaille Jérôme Bolano.





