Alors que le portail de demande d’aide du plan CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies) vient d’ouvrir, la Confédération paysanne de l’Ariège dénonce des critères d’éligibilité "qui risquent de laisser de nombreuses petites exploitations à l’écart du dispositif". Le syndicat agricole réclame une répartition plus juste des aides face aux conséquences des épisodes successifs de canicule et de sécheresse.
« Des départements voisins ont privilégié les productions exclues des aides de la PAC »
« Des plafonds, pas des planchers ! », lance la Confédération paysanne qui dénonce les seuils minimaux de surface imposés pour accéder aux aides du plan CASI. Des barèmes qui risquent "d’exclure les petites fermes, pourtant parmi les plus fragilisées".
Le syndicat pointe ainsi du doigt les choix de la préfecture, "alors que des départements voisins ont privilégié les productions exclues des aides de la PAC et les exploitations les plus en difficulté.", souligne t'elle.
« Combien d’élevages herbagers disposent de 80 hectares de prairie ? Quel maraîcher travaillant seul exploite plus d’un hectare ? Quel producteur de fruits rouges cultive plus de deux hectares ? », interroge-t-il.
« Mais quelle violence et quel mépris ! »
Pour justifier ces seuils, l’administration avancerait notamment la simplification de la gestion des dossiers, en privilégiant des exploitations déjà identifiées dans Télépac, ainsi que la volonté de correspondre à un seuil de viabilité économique.
Des arguments que la Confédération paysanne juge déconnectés des réalités du terrain.
« Mais quelle violence et quel mépris ! Ces planchers ne correspondent à aucune réalité de terrain tangible, ils sont juste un facteur de confort de traitement de dossier et les paysan·ne·s vont en être les premières victimes. », dénonce le syndicat.
Face aux conséquences des sécheresses et des canicules, la Confédération paysanne réclame un soutien prioritaire aux fermes les plus fragiles, notamment celles exclues des aides de la PAC et situées sur les coteaux secs.
Alors que certain·es agriculteur·rices envisagent de cesser leur activité, le syndicat appelle à revoir les critères d’attribution au profit d’une répartition plus juste des aides, sans seuils minimaux de surface. Il reste mobilisé auprès des paysan·nes victimes et lance un appel à l’administration : « Cessons de faire pleuvoir là où c’est déjà trempé. »





