Les manifestations lycéennes se poursuivent et se multiplient depuis le 29 septembre, faisant émerger de fortes préoccupations chez les jeunes. Kamel Chibli, vice-président de la Région Occitanie en charge de l’éducation, de l’orientation, de la jeunesse et des sports, et Guillaume de Almeida Chaves, conseiller régional et délégué à la jeunesse et à la vie lycéenne et étudiante, ont présenté les réponses apportées par la Région aux attentes exprimées par les lycéens, sa mobilisation pour améliorer leurs conditions d’étude ainsi que les moyens nécessaires pour poursuivre cette action.
La Région Occitanie prévoit de débloquer une enveloppe supplémentaire de 10 millions d’euros pour lutter contre les fortes chaleurs dans les lycées. Cette proposition sera soumise aux élus régionaux ce vendredi 16 octobre, en complément des "300 millions d’euros" déjà consacrés depuis dix ans à la rénovation énergétique des établissements.
Depuis 2016, la Région a investi près de 2 milliards d’euros dans la construction et la rénovation de ses lycées. Onze nouveaux établissements ont ouvert et 75 % des lycées sont aujourd’hui neufs ou rénovés, au bénéfice de 138 000 élèves.
"L’été 2026 a confirmé l’accélération du changement climatique, avec un mois de juin le plus chaud jamais mesuré en France depuis 1900 (+3,6°C), 53 jours de canicule entre juin et août (soit davantage qu’aux étés 2003 et 2022), et une chaleur également persistante en mai et septembre5. Épicentre de cette canicule historique et région la plus exposée à ces épisodes extrêmes, l’Occitanie doit adapter ses lycées, confrontés pour la première fois à de telles températures.", détaille La Région Occitanie dans un communiqué de presse.
Un renforcement des action en faveur de la rénovation
Pour faire face à ces épisodes de chaleur, la Région renforce son action en faveur de la rénovation des bâtiments et de l’amélioration de leur performance énergétique. Dès mai et juin 2026, des mesures immédiates ont été mises en place, notamment la définition de salles refuge, la sensibilisation des équipes, l’adaptation des horaires et le recours à la géothermie pour rafraîchir les établissements équipés.
À la suite du lancement, cet été, d’une cartographie de la vulnérabilité thermique des lycées auprès des chefs d’établissement, en lien avec les rectorats et la DRAAF, les premiers retours ont mis en évidence le besoin urgent d’installer des brasseurs d’air ou des films solaires sur les vitres. Le lycée Philippe-Lamour, à Nîmes, est notamment concerné.
Cette enveloppe supplémentaire de 10 millions d’euros a pour objectif de préparer les interventions prévues en 2027. Plusieurs types d’opérations sont envisagés, en priorité dans les salles d’examen en vue du baccalauréat 2027. Les travaux pourraient comprendre l’installation de protections solaires, comme des brise-soleil ou des volets occultants, de films anti-UV sur les fenêtres et de brasseurs d’air, ainsi que le recours à la climatisation au cas par cas. Des travaux d’isolation thermique des bâtiments et de renaturation des espaces extérieurs sont également prévus.
"Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans une politique d’investissement engagée depuis 2016, avec 300 M€ pour réduire leur empreinte environnementale et développer les énergies renouvelables (dont 215 M€ dans le cadre du plan d’investissement 2021-2027, soit une hausse de 153% par rapport à 2016-2020). Depuis 10 ans, cette action a permis de réduire de 17% la consommation des lycées en énergie et de 13% celle en eau (consommation annuelle moyenne de 4500 ménages).", précise La Région Occitanie.
Malgré les moyens engagés pour améliorer ses infrastructures, la Région ne peut, à elle seule, répondre à l’ensemble des difficultés exprimées par les jeunes. "Alors que les besoins augmentent, les baisses de dotations de l’État atteignent 500 M€ en trois ans en Occitanie, fragilisant directement les capacités d’investissement de la collectivité. La Région demande donc à l’État de réagir et de donner les moyens d’investir.", conclut la Région Occitanie.





