Classes surchargées, journées de cours trop longues, manque de personnel ou encore conditions matérielle... Ce mardi 6 octobre, près de 600 personnes se sont rassemblées à Carcassonne à l’appel des lycéens. Élèves, parents, familles, enseignants et représentants syndicaux ont défilé avec des pancartes, des chants du Portail Jacobin jusqu’à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN). 
"Ce que je revendique, c’est des conditions inadmissibles. On étudie dans des conditions un peu graves, c’est-à-dire qu’on est 35 en classe et qu’il fait 40 degrés l’été. C’est compliqué d’étudier surtout quand on est autant dans une classe.", explique Théo, 17 ans, élève de terminale au lycée Paul-Sabatier avant de renchérir : "Je fais souvent du 8 h-18 h tous les jours quasiment. C’est compliqué, vraiment dur de pouvoir faire autre chose. Le soir, on rentre, on fait les devoirs, le matin, on se lève, on prend le bus, il est 5 h, donc on vit des cours. Et même le week-end, on rentre et qu’est-ce qu’on fait ? On fait les devoirs."
©Mélanie Eve

Les syndicats présents pour soutenir les lycéens

Plusieurs organisations syndicales étaient présentes pour soutenir la mobilisation. "Quand ils parlent des 35 par classe, les classes surchargées, c’est le manque de moyens de l’Éducation nationale. Quand ils parlent des 35 degrés par classe, le bâti scolaire qui n’est plus du tout adapté… On partage les revendications des lycéens. On veut défendre leur droit à manifester, à se faire entendre. On parle beaucoup de dialogue, mais on aimerait être entendus", détaille Patrick Borde, professeur de français dans un collège de Carcassonne et co-secrétaire départemental de la FSU. 

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À l’issue de la manifestation, une délégation composée de quatre lycéens de terminale et de représentants syndicaux a été reçue par l’inspecteur d’académie. La réunion a duré un peu plus de deux heures.

"On a parlé pendant longtemps sur les sujets de tout ce qui est lié à l’éducation et tout ce qui est lié surtout à nos revendications, comme Parcoursup, la question des emplois du temps, le manque de personnel, les plages horaires trop longues, trop inégales et tout ce qui est problématique pour nous en tant que lycéens.", précise Alban âgé de 17 ans élève de terminale au lycée Paul-Sabatier.

Selon lui, l’inspecteur académique a indiqué qu’il pourrait agir sur certaines problématiques à son niveau, tandis que d’autres, comme Parcoursup, ne dépendent pas directement de ses compétences.

Une piste a toutefois été évoquée : la mise en place d’un rendez-vous régulier entre des représentants des lycéens et l’inspection académique.

"L’idée a été évoquée de rétablir un conseil, chaque mois ou chaque année, de lycéens qui parleraient avec un représentant de l’inspection de l’académie pour raconter toutes les problématiques qu’ils rencontrent et parler de tout ce qu’ils veulent mettre en place", ajoute-t-il.
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"Continuer notre mobilisation"

Pour les lycéens, cette rencontre ne constitue pas la fin de la mobilisation. Ils disent vouloir poursuivre leur mouvement tant que des réponses concrètes ne seront pas apportées.

"Nous, lycéens, là, on continue à se mobiliser tant qu’aucune réponse concrète n’a été apportée. Bien évidemment, dans un cadre qui reste pacifiste, puisqu’on n’est pas là pour dégrader quoi que ce soit.", indique Alban.

La suite dépendra désormais des réponses apportées aux revendications formulées ce matin. "L’objectif reste de maintenir la mobilisation et de continuer à faire entendre les demandes des lycéens", conclut-il.