Alors que le concours Miss France déployait ses plumes et ses paillettes, la France couronnais, ce samedi 6 décembre, sa Miss France Agricole 2026. Un titre destiné à mettre en lumière les femmes du monde agricole, une filière particulièrement éprouvée par les difficultés de ces dernières années.

Cette édition consacre une Tarnaise : Crystèle Gourjade, 24 ans, éleveuse de chèvres angora. Elle succède à Gabrielle Priolio (Miss France Agricole 2025) et à l’Ariégeoise Lou-Anne Jannel (Miss France Agricole 2024).
L’Ariège de nouveau en lumière
Si les terres du Tarn ont été mises à l’honneur, l’Ariège a de nouveau brillé grâce à Déborah Gandia, Miss Agricole Ariège, sacrée 1re dauphine de Miss France agricole 2026. Sélectionnée parmi une cinquantaine de candidates, puis retenue dans les 15 finalistes, elle décroche une remarquable deuxième place.

Installée en GAEC à Escosse en Ariège depuis un peu plus d’un an, cette agricultrice de 32 ans a rejoint deux frères sur une exploitation de vaches limousines. Elle y élève une cinquantaine de brebis laitières Basco-Béarnaises.
« J’ai fait toutes mes études en milieu agricole, j’ai cherché un lycée avec une option qui me plaisait, et j’ai trouvé le lycée à Auzeville, à Toulouse, avec une option sur l’agronomie, le vivant. J’ai passé mon bac agricole, puis j’ai fait un BTS et l’équivalent d’une licence. », explique Déborah Gandia à Pyrénées FM.

Ainsi, depuis près de deux ans, Déborah transforme elle-même le lait de ses brebis pour produire notamment de la tomme :
« Ce qui me plaît dans les brebis, c’est que ce sont des petits ruminants, c’est facilement manipulable. La proximité avec eux, ça m’a plu. (…) J’avais commencé à faire un peu de tomme, un peu de yaourt. Aujourd’hui je fais de la tomme de brebis. »
« Pourquoi pas ? » : sa rencontre avec le concours
Si Déborah est davantage habituée au champs et à l’étable, mettre en avant son activité et son statut de femme agricultrice par le biais d’un concours l’a séduit. Et c’est une autre Ariégeoise, Lou-Anne Jannel, Miss France Agricole 2024, qui lui fait découvrir la compétition :
« J’ai découvert le concours grâce à Louane, qui avait gagné ce concours-là en 2024, et je me suis dit que ça serait sympa. Alors j’ai tenté ma chance en me disant : pourquoi pas, on verra bien. »

Son engagement : soutenir les femmes touchées par l’endométriose
Atteinte elle-même d’endométriose, Déborah Gandia profite de sa visibilité pour mettre en lumière l’endométriose.
« Ça fait dix ans que j’ai découvert que j’avais cette maladie, et je risque même d’avoir prochainement une poche car elle s’est étendue à mes intestins. Aujourd’hui, on est de plus en plus nombreuses à le découvrir, ce qui fait qu’on met enfin un mot sur cette douleur compliquée à vivre au quotidien. Aussi, je veux vraiment encourager toutes ces femmes qui vivent ça au quotidien. C’est très difficile. Je veux leur dire : si vous avez un rêve, essayez de le réaliser. Ne vous découragez pas, on est toutes ensemble. »
Un conseil aux futures agricultrices : « croire en soi »
Et pour toutes les femmes qui souhaitent, comme elle, se lancer dans l’agriculture, la 1re dauphine insiste sur l’a confiance en soi et l’entourage l’importance de l’entourage :
« Surtout de croire en elles, de ne pas lâcher, de croire en son projet et de ne pas hésiter à demander, à poser des questions autour de soi, de s’entourer des bonnes personnes pour y arriver. Et voilà, c’est surtout ça : croire en soi et avancer. »





