Les manifestations des lycéens se poursuivent. Ce mardi 13 octobre, près de 200 personnes se sont rassemblées devant la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN), à Carcassonne. Le cortège a ensuite marché dans les rues avant de se rendre devant les jardins de la préfecture.

Et pour cause : malgré les mobilisations de la semaine dernière, les revendications restent les mêmes. Manque de moyens, difficultés à remplacer des enseignants, conditions d’accueil des élèves ou encore inquiétudes liées à Parcoursup..."La colère n’est pas finie et le manque de moyens qui a été dénoncé la semaine dernière est toujours là", explique Claire Borde, secrétaire départementale du syndicat FSU.

Des revendications qui concernent aussi bien les lycées que les collèges et les écoles. "Il y a un certain nombre de collègues qui sont en grève. Des collègues de collège, de lycée, dans le premier degré aussi, parce que le manque de moyens, le manque de remplacements, les problèmes de chaleur, de froid, le nombre d’élèves par classe, ça n’est pas réglé", détaille-t-elle.

©Mélanie Eve

"On aurait attendu un peu plus de réponses concrètes"

Pour la secrétaire départementale de la FSU, la présence des personnels aux côtés des lycéens est essentielle. "C’est leur premier pas dans leur manifestation de revendication. Ils découvrent la démocratie, le fait aussi qu’il ne suffit pas, malheureusement, d’exprimer des revendications justes pour qu’elles soient immédiatement récoltées. Aujourd’hui, vraiment, il y a l’idée qu’on les soutienne, parce que ce sont les mêmes revendications qu’on exprime depuis des années", précise Claire Borde.

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Aux alentours de 12h30, certains représentants des lycéens et des syndicats ont été reçus à la préfecture de l’Aude par Annabelle Ravni, directrice de cabinet du préfet de l’Aude, à Carcassonne, pour exposer leurs revendications. Pendant près d’une heure, les lycéens ont pu présenter leurs demandes et évoquer différentes pistes, "notamment la mise en place de dialogues avec les forces de l’ordre et la visibilité du numéro d’identification des policiers, le RIO. Avec les syndicats, nous avons rappelé nos revendications. Nous avons parlé de tout ce qui est Parcoursup, éducation, emplois du temps, etc. Mais en plus, nous avons pu intégrer les violences policières, notamment sur les différents lycées de Carcassonne", explique Alban, lycéen au lycée Paul Sabatier à Carcassonne.

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"On a surtout parlé et évoqué les violences policières et les répressions, mais aussi les intimidations. On n’en parle pas beaucoup, mais il y a des intimidations des policiers envers les étudiants", déplore Lisa, élève au lycée Paul-Sabatier.

"On nous écoute, on essaie de noyer le poisson, mais on n’a pas de réelle réponse", affirme Lisa, qui espère désormais des changements concrets. "On compte pas arrêter là. On n’a pas eu de réponse, donc tant qu’on n’a pas de réponse, on n’arrêtera pas nos revendications.", conclut la lycéenne.