Le 15 mars dernier, Patrick Laffont remportait les élections municipales dès le premier tour, avec 53,71 % des suffrages. Un résultat rapidement été contesté par l’opposition. En effet, Lucas Gracia, colistier de Florence Mola, a saisi la justice pour dénoncer des irrégularités susceptibles de remettre en cause la sincérité du scrutin.

Des contestations qui portaient notamment sur un bulletin municipal distribué le 21 février 2026, alors financé par la commune, qui mettait en avant le bilan de l’équipe sortante et la candidature du maire. 

L’utilisation de la page Facebook officielle de la ville pour relayer cette communication figurait également parmi les éléments dénoncés.

Le 20 mai dernier, le tribunal administratif de Toulouse a alors prononcé l’annulation de l’élection. Patrick Laffont avait alors saisi le Conseil d’État afin de contester cette décision, tout en conservant ses fonctions dans l’attente de l’issue de la procédure.

Le Conseil d’État confirme les irrégularités

Dans sa décision rendue ce 9 octobre, la plus haute juridiction administrative a rejeté le recours du maire sortant, confirmant ainsi l’annulation du scrutin.

Les magistrats ont estimé que le bulletin municipal constituait une communication promotionnelle sur les réalisations et la gestion de l’équipe sortante, susceptible de servir des objectifs de propagande électorale. Ils ont également considéré que cette irrégularité était de nature à altérer la sincérité du vote.

Cette décision met un terme au recours engagé par Patrick Laffont et ouvre la voie à une nouvelle élection municipale dans les trois mois.

Des conséquences pour la gestion de la commune

Interrogé par téléphone par nos confrères de La Dépêche du Midi, Patrick Laffont a indiqué "accepter la décision de justice, tout en exprimant ses inquiétudes quant aux conséquences pour la commune". Le maire sortant redoute notamment des retards ou des perturbations dans plusieurs projets en cours.

Dans l’attente de l’organisation du nouveau scrutin, une délégation spéciale pourrait être désignée par le préfet de l’Ariège, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales. Cette instance provisoire serait chargée d’assurer la gestion des affaires courantes et urgentes de la municipalité.

Patrick Laffont sera-t-il candidat à nouveau ?

La tenue d’un nouveau scrutin relance désormais les interrogations sur l’avenir politique de Laroque-d’Olmes. Reste notamment à savoir si Patrick Laffont cherchera à retrouver son fauteuil de maire.

À ce stade, aucune nouvelle candidature n’est officiellement annoncée. Les habitants de la commune devraient toutefois être appelés à se prononcer de nouveau dans les prochains mois.