Ce mardi 30 décembre, une mobilisation intersyndicale a rassemblé une centaine de personnes et une dizaine de tracteurs. Avec des départs de la Haute Vallée et de Castelnaudary, les agriculteurs se sont rejoints à Carcassonne pour une opération « caddie des produits importés » dans deux grandes surfaces. Au total, 200 jetons ont été distribués, « ce qui correspond à 200 caddies réalisés. »

Ce mardi 30 décembre, une centaine de personnes et une dizaine de tracteurs venus de la Haute-Vallée de l’Aude et de Castelnaudary se sont réunis à Carcassonne pour une opération « caddie des produits importés » menée dans les magasins Leclerc et Carrefour. Cette action consiste à se rendre dans les supermarchés, à prendre dans les rayons des produits non français et à les laisser à l’entrée des caisses

Tomates du Maroc, Saumon de Norvège, Oranges d’Espagne, Poivrons du Portugal… Les syndicats de la Coordination Rural, de la Confédération Paysanne, du SELPA, et des Jeunes Agriculteurs dénoncent les accords de libre-échange et la gestion sanitaire de la Dermatose Nodulaire Contagieuse sur les bovins. 

« Cette opération est symbolique. Nous avons regardé les provenances, les lieux d’origine des viandes, les abattages et les découpes. Nous nous sommes aperçus qu’il y avait énormément de trous dans les rayons. Dans le courant de l’année, on trouve habituellement du gigot congelé et là, rien. Sur la viande bovine, nous n’avons trouvé que de la viande française, ce qui laisse penser que notre venue a bien été préparée », détaille Florian Sastre, éleveur sur le plateau de Sault et membre de la Coordination Rurale.

« Nous avons du mal à remplir les caddies, car l’information est arrivée vite. Les rayons sont vides, ils ont enlevé une grande partie du stock qui n’est pas français », explique Pauline membre de la Coordination Rural.

Sans attendre, un chariot débordant de tomates cerises venues du Maroc : « 0,99 centime les 250 grammes de tomates, c’est impossible de produire à si bas prix en France. Nous dénonçons la mise en concurrence des produits français avec les produits étrangers. Nous voulons qu’un prix minimum soit imposé aux frontières. Le Mercosur met en concurrence les agriculteurs français avec les agriculteurs étrangers », tonne Yann Vetois, membre de la Confédération paysanne de l’Aude avant de renchérir « Vers 11 heures 30, 200 jetons ont été distribués, ce qui veut dire que 200 caddies ont été réalisés en l’espace de trois heures d’environ 500 euros chacun. »

En fin de journée, une délégation a été acceptée par la préfecture de l’Aude afin d’entendre les revendications des syndicats présents. « Nous sommes déterminés, nous n’allons pas lâcher », conclut Florian Sastre.

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