Ce mardi 30 décembre, une centaine de personnes et une dizaine de tracteurs se sont réunis à Carcassonne contre la gestion de la Dermatose Nodulaire Contagieuse, et dénoncer les accords de libre-échange. En fin de journée, une délégation a été reçue par la préfecture de l’Aude pour présenter les revendications des syndicats.
La mobilisation des agriculteurs se poursuit. Ce mardi 30 décembre, une dizaine de tracteurs, accompagnés d’une centaine de personnes, se sont donné rendez-vous au parking du Black à Carcassonne dès 11 heures afin de dénoncer les accords de libre-échange et la gestion sanitaire de la Dermatose Nodulaire Contagieuse.
Après l’opération « caddie des produits importés », vers 16 heures, une délégation a été reçue par Amélie Trioux, directrice de cabinet du préfet, afin de présenter les revendications des agriculteurs. La réunion, qui a duré deux heures, a réuni Rémy Baysset, président de la Coordination Rural, Florian Sastre, membre de la Coordination Rurale, Luca Lorenz de la SELPA, Léo Gasc des Jeunes Agriculteurs, et Yann Vétois de la Confédération Paysanne de l’Aude.
Des aides concrètes demandées
Au cœur des discussions, les agriculteurs ont notamment demandé que l’État fixe une date butoir post-vaccination afin de mettre fin aux abattages systématiques et de laisser la vaccination produire ses effets. Des aides concrètes ont également été sollicitées, notamment la prise en charge par l’État des cotisations MSA, en raison de l’absence de ventes, ainsi que la mise en place de prêts à taux zéro pour soutenir la trésorerie.
Au niveau local, une demande de suivi régulier a été formulée.
« La même délégation doit ainsi se réunir une fois par semaine à la préfecture afin de travailler sur la commercialisation, avec l’objectif de mettre en place des débouchés pour les jeunes bovins à destination des collectivités », détaille Florian Sastre.
« Notre action a été correcte et cohérente avec notre vision »
Une réunion de travail avec la chambre d’agriculture et l’ensemble de la profession est également envisagée. « Nous ne pouvons pas dire qu’il y a quelque chose de concret aujourd’hui, mais ils ont été à l’écoute. Nous verrons la suite de nos actions en fonction de l’avancée chaque semaine. Ils ont accepté de nous recevoir car notre action a été correcte et cohérente avec notre vision, sans casse ni dégradation, et en conservant une image positive auprès de la population, qui nous a soutenus », détaille t-il.
Dans la foulée, des bennes de paille, de pneus et de terre ont été déversées puis brûlées devant les impôts et la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations, afin de « refaire une touche. C’était propre et bon enfant. Nous attendons désormais des résultats concrets de nos échanges », conclut-il.
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