Suite à l’incendie le plus destructeur en zone méditerranéenne depuis près de 50 ans. survenu en août dernier à Ribaute. « La surface forestière dévastée, qui compte près de 11 000 hectares, constitue désormais une zone à risque, exposée aux aléas climatiques, susceptible de causer des dangers pour ceux qui l’empruntent, en raison notamment du risque de chute de branches ou d’arbres. Par son étendue et son impact visuel très fort auprès des habitants et des touristes potentiels, elle pourrait ainsi constituer un facteur retardant le retour du territoire à une vie normale. », détaille la Préfecture de l’Aude

Une réparation rapide et uniforme du territoire

C’est dans ce contexte que, quelques semaines seulement après, les communes d’Albas, Camplong-d’Aude, Cascastel-des-Corbières, Coustouge, Durban-Corbières, Fabrezan, Jonquières, Lagrasse, Ribaute, Roquefort-des-Corbières, Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, Talairan, Thézan-des-Corbières, Tournissan et Villesèque-des-Corbières ont sollicité le Conseil départemental de l’Aude afin qu’il réalise, en leur nom, l’exploitation des bois brûlés. L’objectif est de permettre une remise en état rapide du territoire. Cette demande concerne aussi bien les parcelles publiques que, les parcelles privées, dans un secteur où la propriété est très morcelée et parfois laissée à l’abandon.

Par un arrêté publié ce vendredi 6 mars, les travaux d’exploitation des bois brûlés et de défense contre les futurs incendies, qui seront réalisés sur cette zone par le Conseil départemental de l’Aude, ont été déclarés d’intérêt général et d’urgence par le préfet. Il est ainsi accordé au Conseil départemental la possibilité, pendant deux ans, de couper les bois incendiés sur l’ensemble des parcelles qui le nécessitent.

Plus d’un millier de propriétaires vont être consultés

Dans les prochains jours, le Conseil départemental consultera plus d’un millier de propriétaires de la zone sinistrée afin de connaître leur position sur l’exploitation des bois brûlés sur leurs parcelles. Ils disposeront de deux mois pour faire connaître leur décision et pourront choisir, gratuitement, de confier cette mission au Conseil départemental.

Les propriétaires auront également la possibilité de refuser cette prise en charge et de réaliser eux-mêmes l’exploitation dans un délai d’un an. Dans ce cas, ils pourront faire appel à un gestionnaire forestier professionnel. L’adhésion à l’association syndicale libre de gestion forestière, créée par la délégation Occitanie du Centre national de la propriété forestière, leur permettra par ailleurs de s’inscrire dans une stratégie collective d’aménagement de leur forêt. Pour les propriétaires qui ne répondront pas à la sollicitation du Conseil départemental, l’absence de réponse vaudra accord.

« La mise en œuvre par l’État et le Conseil départemental de l’Aude de cette procédure inédite et exceptionnelle constitue donc une étape importante dans le plan de reconstruction de ce territoire sinistré, qui fait suite à plusieurs semaines de concertation avec les communes concernées, les propriétaires forestiers et leurs représentants. », conclut la préfecture de l’Aude

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