Le gouvernement andorran a annoncé une réforme du Code pénal visant à dépénaliser l’avortement pour les femmes, tout en maintenant les sanctions pénales applicables aux professionnels de santé qui pratiquent l’intervention. Le texte sera présenté ce jeudi au Conseil général selon une procédure d’urgence, afin d’accélérer son examen et son adoption.
Concilier les droits des femmes
Le ministre des Relations institutionnelles, Ladislau Baró, a expliqué que cette réforme répond à l’un des engagements électoraux de Demòcrates. Elle vise à concilier les droits des femmes, la protection constitutionnelle de la vie et le maintien du système institutionnel de la coprincipauté.
Le ministre a notamment défendu le principe selon lequel la protection de la vie ne doit pas conduire à criminaliser les femmes qui choisissent d’interrompre une grossesse.
La pratique de l'avortement toujours non autorisée
Il a toutefois précisé que la réforme n’autoriserait pas la pratique de l’avortement en Andorre. La responsabilité pénale des professionnels de santé serait maintenue, conformément à l’une des lignes rouges fixées lors des négociations. Selon le ministre, cette position tient compte de la protection du droit à la vie à toutes ses étapes, inscrite dans la Constitution andorrane.





