Crédit photo : Rodolphe Artaud

Un Ariégeois veut se présenter à l’élection présidentielle de 2022.

Rodolphe Artaud, exploitant agricole et conseiller municipal à Dufort, s’est lancé le défi de se présenter à l’élection présidentielle de 2022. À 15 mois de l’élection, rencontre avec le créateur du parti-GAAP. 

Gouverner avec l’avis du peuple. C’est l’objectif que se donne Rodolphe Artaud, candidat au scrutin de celui ou de celle qui dirigera l’Hexagone jusqu’en 2027. Cet agriculteur explique :  » depuis des décennies, on a toujours la même politique, que ce soit à droite, à gauche… « , le futur candidat poursuit :  » on n’a pas trop le choix, il n’y a pas d’alternative dans ce milieu. Il faut quelqu’un du peuple ou qui sortirait carrément de la politique ». Rodolphe Artaud pensait que la politique d’Emmanuel Macron serait différente de ses prédécesseurs, mais pour lui  » elle ressemble à celle de François Hollande.  » À l’heure actuelle, le futur candidat rassemble 40 promesses de parrainages. Au total, il lui en faut 500 pour pouvoir se présenter. Mais pour ce conseiller municipal depuis 12 ans, dans la commune de Delfort, l’optimisme est présent. En effet, il attend le printemps, moment où les campagnes commenceront officiellement.

Un programme sur 21 points 

Le candidat se définit comme  » quelqu’un du peuple qui ose se présenter à la présidence de la République française ». Ainsi, il porte plusieurs projets en lien avec l’argent, l’emploi, l’immigration, la violence et la sécurité. Pour lui, certains éléments doivent être « remis en place ».  » Ils ne sont pas miraculeux. Mais on a besoin de le faire, car aujourd’hui, rien n’est fait. »  

Ainsi, le 1er projet de son programme qu’il souhaite pouvoir mettre en œuvre dès son élection est l’emploi, en particulier l’apprentissage. 

En effet, cet originaire de Paris veut épauler les jeunes étudiants qui ont des difficultés à trouver un travail à la fin de leurs études. Pour ce faire, il souhaite :   » premièrement, mettre en avant les étudiants français comparés aux étrangers. Deuxièmement, aider au maximum ceux qui ne sont pas intellectuels ou qui ne le deviendront pas. Les encourager dans ce qu’ils aiment faire ». 

Par ailleurs, il proposerait aux entreprises, durant les premières années d’embauche, aucune charge afin de permettre l’emploi des jeunes et les former pendant un ou deux ans. Ainsi, selon lui, « ils pourront postuler comme ouvrier, car ils auront été formés au sein de l’entreprise. »

L’argent, l’un des points primordial 

Outre l’emploi, Rodolphe Artaud veut relancer l’économie du pays en régularisant les charges sur plusieurs mois. Il explique :  » de l’argent en France, il y a en a. Du gaspillage également. Si l’on compte entre les excès d’un côté ou d’un autre, cela se calcule par centaines de milliards. Simplement, il faut tout répartir. Ainsi, sans aucun problème l’économie remontera « .

Ce producteur de 57 ans veut également avantager les produits français. Pour ce faire, « il faut être un peu plus National sur notre travail et sur ce que l’on fabrique. Ainsi, nous devons arrêter de toujours exporter des choses qui sont faites par une main d’œuvre dont elle est non seulement bon marché et où les gens gagnent 10 € par mois » relate Rodolphe Artaud.

Sur le plan international, cet homme qui a fait plusieurs métiers dans sa vie, veut une Europe dans laquelle  » c’est une alliance de plusieurs nations qui travaillent ensemble où chaque pays garde tout de même son identité. Et non pas un gouvernement qui dirige tout. » Par ailleurs, il veut que les entreprises étrangères soient  soumises au même régime fiscal que les françaises.  En outre, elles doivent  payer leurs charges et leurs impôts en France et non à l’étranger. Si les entreprises ne respectent pas ces mesures, Rodolphe Artaud explique :  » il n’y pas de problème, nous pouvons créer des entreprises françaises concurrentes. Nous en sommes capables. » 

Interview réalisée par Liliana Brel

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