Tour de France : quand le monde rencontre l’Aude et l’Ariège

Diffusée dans 190 pays, l’étape Carcassonne-Foix a permis de mettre une nouvelle fois l’Aude et de l’Ariège à l’honneur. D’un château fort à l’autre, les caméras du Tour de France ont fabuleusement survolé le patrimoine de la région. Car derrière les incontournables prises de vu par hélico se cache un travail méticuleux.

Il était une fois, dans la ville de Foix, des habitants qui accueillaient une étape du Tour pour la 7e fois. Avant que le coureur Hugo Houle y passe en premier la ligne d’arrivée, le Col d’Espinas, le Port de Lers et le Mur de Péguère ont dû être gravis et de nombreux lieux survolés. Des prises de vues aussi techniques qu’esthétiques et qui demandent des heures de travail en amont.

Un catalogue d’images bien précis

Car filmer les paysages français s’organise des mois à l’avance. A peine le parcours dévoilé, les réalisateurs en scrutent les alentours pour identifier les merveilles qui joncheraient les routes du Tour. Ainsi, toutes les étapes seront une première fois traversées, le moindre village visité et ses habitants directement convoqués, pour définir la meilleure liste des lieux à présenter. C’est donc un catalogue monumental qui sera préalablement défini, pour faire du Tour de France le spectacle que l’on connaît. Une fois ce précis repérage établi, certains plans seront filmés par anticipation. De fait, des centaines de plans en stock permettront de révéler les meilleurs points de vue sur notre patrimoine, entre deux attaques de la course.

Car le jour même de l’étape, il faut pouvoir garantir cinq heures d’image. Avec deux hélicoptères équipés de caméras embarqués et un troisième d’une antenne relais, assurer la retransmission vue du ciel est un dispositif méticuleux. A la tête de l’équipe de réalisation de France 2, Anthony Forestier œuvre à la bonne combinaison de ces images : entre course et paysages, l’important est de capter le téléspectateur en alternant les bons plans et surtout aux bons moments.

Une mécanique très importante, puisque ces images restent une réelle vitrine pour nos régions. De fait, le 19 juillet, de sublimes monuments ont encore pu être enregistrés entre Carcassonne et Foix.

Des sites redécouverts

Parmi les sites rencontrés lors de l’étape Carcassonne-Foix, il a été possible de survoler l’Abbaye de Saint-Hilaire, le Château de Chalabre, la grotte de Niaux et bien-sur le château de Foix. Mais ce fût aussi l’occasion de découvrir d’autres sites moins connus, comme le Château de Pieusse ou encore l’Église de Saint-Louis, à Mercus-Garrabet.

Le Château de Pieusse se situait au 20ème kilomètre et demi de l’étape. Reconnaissable par sa massive façade rectangulaire, ce monument datant du XIème siècle fût construit par les Comtes de Foix, sous le règne de Louis VII le jeune. Une partie de la muraille Nord est encore sur pied et le donjon s’élève toujours à ses abords. A moins de dix minutes de Limoux, les collines qui entourent le petit village de Pieusse sont recouvertes de vignes et la chaîne des Pyrénées reste en toile de fond.

Puis, à quelques coups de pédale du 94 ème kilomètre, l’Église de Mercus-Garrabet vous est peut-être apparue. Au-delà du Pont du diable, c’est ce petit lieu saint qui a prévalu cette année. L’Église romane de Saint-Louis attire l’œil de par son court cloché carré et ses trois nefs. Classé comme Monument Historique depuis 1910, elle renfermait autrefois un magnifique manuscrit, dédié à l’inventaire du mobilier et des possessions des églises environnantes. Datant de 1246, ces calligraphies sont entreposées aux archives départementales de la Haute-Garonne.

Ce fût donc un plaisir de voyager à travers l’Aude et de l’Ariège lors de cette étape du 19 juillet. Une réalisation qui implique de grand efforts, mais qui permet à tout un chacun visiter les environs autrement, depuis son canapé.


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