Tarascon-sur-Ariège : manifestation ce week-end contre des suppressions d’emplois à Aluminium Sabart

Ce samedi 20 mars, une manifestation est prévue à partir de 10h, à Tarascon-sur-Ariège. Les employés de l’usine Aluminium Sabart ont prévu de se retrouver au rond-point du Sabart. Le but : protester contre la suppression de neuf emplois.

 » C’est un savoir-faire ancien qui va disparaître en supprimant ces 9 emplois. Il faut savoir que c’est 6 chefs de postes, 2 personnes du parachèvement et 1 adjoint à la fonderie qui se retrouvent à la porte. Ce sont les personnes qui ont un plus gros salaire qui sont virés », explique Frédéric Diaz, délégué syndical de l’entreprise.

L’annonce a été faite début février par la direction. Pour lutter contre ces suppressions d’emplois, une manifestation a été lancée à l’appel de la CGT de l’entreprise pour soutenir leurs collègues. Le personnel prévoit un rassemblement, ce samedi au rond-point du Sabart, à quelques mètres de l’usine. Ainsi, un barrage et des tracts seront distribués aux véhicules allant en direction du Pas-de-la-Case.

Proposition d’un plan 

Pour éviter la suppression de ces postes, le syndicat a remis à la direction un projet alternatif sur la décision prise par la direction. Dans le détail, ce dessein propose : un plan de départ volontaire des personnes proches de la retraite. Mais aussi, pour les salariés qui ont le souhait de quitter volontairement l’entreprise. À l’heure actuelle, la direction n’a pas répondu à la proposition.

 » Le site de Sabart ne portera pas mieux que les ex-Pechiney dehors, seule une gestion saine et la reconquête de nos clients historiques donnera un avenir à notre usine  » écrit la CGT de Sabart Aluminium. En effet, pour le délégué syndical, Frédéric Diaz :  » il n’y a plus de commandes. La personne chargée des relations clients est au chômage partiel depuis un long moment. »

Demande de soutien à l’État 

Pour sauver l’emploi de ces 9 salariés de l’usine, anciennement Pechiney, les élus étaient montés au créneau à l’annonce de cette procédure. Mais  » cela n’a rien changé. Nous en appelons à l’État. Ainsi, le sénateur de l’Ariège a écrit une lettre au Premier ministre pour faire état de notre situation », explique Frédéric Diaz.

Cette usine fabrique des alliages pour les moteurs Rolls-Royce, qui équipent des avions militaires. Mais elle a également produit les billettes 870 pour la fusée Ariane. 

Pour rappel, l’entreprise avait été rachetée en 2014 par le groupe par le consortium américain AIAC ( American Industrial Acquisition Corporation) puis en 2016, elle avait été placée en redressement judiciaire. Un an plus tard, le groupe chinois, JinJiang reprend l’entreprise. 

Contactée à plusieurs reprises par la rédaction de Pyrénées FM, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations.

Liliana Brel

Crédit photo : Own work

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