Crédit photo : Capture d'Écran Mappy entre Perpignan et Bourg-Madame

Pyrénées-Orientales : La régionalisation de la N116 n’est pas au goût de tous

Crédit photo : Capture d’Écran Mappy entre Perpignan et Bourg-Madame

Après les annonces de Jean Castex, les écologistes ne cachent pas leurs réserves sur la gestion de la Nationale 116. Cet axe reliant Bourg-Madame à Perpignan est essentiel pour la circulation entre Occitanie, Catalogne et Andorre.

L’annonce est faite par l’ancien maire de Prades. Le lundi 24 mai, la décision de « régionalisation » de la N116 est communiquée à tous les citoyens de la Région. C’est une première en France, qui s’inscrit dans le cadre de la « nouvelle loi de décentralisation »,  examinée par le Sénat le 5 juillet prochain. Cette dernière propose de nouvelles mesures pour l’action publique locale, action qui sera simplifiée, puisque les décisions se prennent à un échelon administratif plus proche des besoins. Mais concrètement, qu’est-ce qui va changer ? C’est la question que beaucoup se posent. En quelques mots, le pouvoir de gestion devrait être transféré de l’État français à l’Occitanie, ce qui peut relancer certains projets, comme la construction de tunnels, viaducs… Face à ces changements, le groupe Europe Écologie Les Verts (EELV) se questionne sur l’utilité du transfert de compétence.  

 « Améliorer la vie des gens »

« Nous craignons toutefois que les annonces de ce week-end, à Font-Romeu, trahissent et génèrent un sens des priorités contestable voire tout à fait anachronique ». Si le parti écologiste ne veut pas s’opposer aux différents projets autour de la N116, il exprime tout de même quelques réticences. Les ambitions d’agrandissement ou d’aménagement du territoire en rapport avec cette route ne sont pas à leur goût. Selon eux, il serait plus pertinent de créer des voies de circulation plus vertes, sur lesquelles habitants et touristes pourront se déplacer à pied ou à vélo. Le train est un autre moyen de transport qui leur semble à privilégier. Au cœur des préoccupations : la qualité de vie des personnes qui résident près de cette nationale. David Berrué, porte-parole de EELV Pyrénées catalanes, avance enfin le sujet de la sécurité dans l’utilisation des moyens de transport plus doux. Les voies aménagées ne seraient pas adaptées, selon lui. Globalement, l’objectif affiché est celui de réduire l’utilisation de la voiture, sans volonté de la supprimer. 

Ces déclarations prennent forme dans un contexte particulier, qui est celui des élections régionales et départementales. « Nous appelons les habitants du département partageant notre diagnostic à nous faire confiance pour répercuter leur point de vue » conclu alors le communiqué du groupe EELV.

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