Crédit photo : Christian Wiediger // Unsplash

Pyrénées-Orientales : la construction de l’entrepôt Amazon à Rivesaltes toujours contestée

Ce lundi 15 mars, quelques militants du collectif Alternatiba 66, étaient devant le siège de la métropole de Perpignan. Le but : revendiquer leur mécontentement du projet de construction du site Amazon à Rivesaltes. 

« Rappeler et exprimer notre désaccord sur ce dessein », explique Claude Bascompte, militant d’alternatiba 66. En effet, ce lundi, une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le siège de la métropole de Perpignan pour interpeller les élus locaux présents lors du conseil d’agglomération. L’objectif : leur remémorer l’opposition des militants de l’association sur l’implantation d’un entrepôt de l’entreprise américaine Amazon à Rivesaltes. Ainsi, des prospectus ont été distribués aux élus, dans lesquels l’association énonce les  » 7 raisons majeures imposant de suspendre ces formalités de cession et prononcer un moratoire sur la vente du terrain destinée à l’installation d’Amazon. »

Une manifestation avait eu lieu fin janvier, mais  » il n’y a eu aucune réaction politique », déplore Claude Bascompte.  » Pourtant, nous avons essayé d’en contacter plusieurs, mais il est difficile de trouver le contact de certains. Ainsi, nous avons écrit une lettre au président de l’agglomération  » déclare le militant. 

Recours en justice 

Pour le collectif, si aucune réponse n’est donnée par Robert Vila. Cette dernière compte poursuivre en justice pour contentieux. En effet, comme l’explique Claude Bascompte ce projet  » est un gros problème pour le territoire ». Mais aussi comme énoncé dans le communiqué :  » la justification du projet par la création d’emplois ne serait qu’un trompe l’œil et ses conséquences sur l’économie locale pourraient au contraire s’avérer préjudiciables ». Par ailleurs, l’association reproche à la multinationale « son saccage environnemental ».

Pour rappel, le collectif Alternatiba 66 a pris connaissance de la construction d’un entrepôt d’Amazon en décembre, à travers la presse. Effectivement, un média local avait annoncé l’évocation de ce projet lors d’une réunion d’élus. Pour Claude Bascompte, ce dessein  » a été mené dans le plus grand secret. Par ailleurs, nous avons appris que le permis de construire avait été demandé en octobre 2020 et celui-ci a été octroyé en novembre 2020. »

Liliana Brel

Crédit photo : Christian Wiediger // Unsplash

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