Pyrénées : l’autorisation d’effarouchement de l’ours Goiat est annulée

La justice a annulé l’arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées autorisant l’effarouchement de l’ours Goiat. L’Etat n’aurait pas recherchés de solutions alternatives. 

Un nouveau revert dans ce conflit qui oppose les pro et anti-ours. Le tribunal administratif de Pau a annulé le 15 décembre 2021 concernant l’effarouchement de l’ours Goiat. Selon les autorités, il s’agit d’un « ours à problème » qui est arrivé dans les Pyrénées en 2016. Il serait à l’origine de plusieurs attaques de brebis en 2019.

Une mesure d’effarouchement

Face à ces actes, la préfecture des Hautes-Pyrénées a autorisé l’effarouchement de cet ours. Un arrêté ministériel est venu, en juillet dernier, complété l’arrêté préfectoral. Les agents de l’Office National de la Biodiversité sont autorisés à le capturer dans les Hautes-Pyrénées, mais aussi en Ariège, en Haute-Garonne, dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales et les Pyrénées-Atlantiques. Cette capture permettra de lui mettre un collier GPS pour le localiser et éviter une éventuelle attaque.

La justice a décidé d’annuler l’arrêt préfectoral puisque l’état n’aurait pas cherché de « solutions alternatives satisfaisantes aux tirs d’effarouchement », indique l’association Ferus. L’arrêté ministériel concernant la capture de l’animal à lui été prolongé jusqu’au 30 juin 2022.

L’arrêté ministériel annulé également ?

Les associations pro-ours ont également attaqué en justice l’arrêt pris le 23 décembre par Barbara Pompili, la ministre de la transition écologique. Il devrait être jugé, mais pas avant 2023. D’ici là, l’arrêté sera caduc…

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