Crédit photo : Ajuntament de Llívia

Pyrénées : l’accès aux pâturages de l’enclave de Llivia autorisé

Crédit photo : Ajuntament de Llívia

Située près de la frontière espagnole, dans les Pyrénées-Orientales, l’enclave de Llivia attire l’attention. En effet, la France refusait encore il y a quelques jours l’accès des troupeaux aux pâturages français, chose qui n’était pas arrivée depuis un long moment. 

Chaque printemps, au mois de juin, les bovins étaient autorisés à réaliser la traditionnelle transhumance. Par sa situation géographique, les agriculteurs de la ville se doivent de sortir de son territoire, afin de mener leurs vaches à de plus vastes pacages. Seulement,  pour ce faire, ils doivent traverser un bout de France avant de parvenir à leurs propriétés de Bouillouses. Cette interdiction provoque donc une grande inquiétude pour les éleveurs et le ministère de l’Agriculture espagnol est alors saisit par le maire de Llivia. 

Un petit rappel historique

L’enclave, à l’architecture typiquement espagnole, est séparée du reste de son pays par une dizaine de kilomètres. Cette curiosité est due au traité des Pyrénées, du 7 novembre 1659, qui entraine le traité de Llivia. À cette époque, la paix est signée entre la couronne de France et d’Espagne, à la suite de la guerre franco-espagnole. La frontière pyrénéenne est alors redéfinie : 33 villages de Cerdagne passent du côté français. Mais pourquoi donc Llivia échappe à la règle ? Tout simplement à cause d’une histoire de terminologie. Tandis que le traité des Pyrénées mentionnait les « villages » de Cerdagne, Llivia était désignée comme une « ville ». Comme quoi jouer sur les mots peut vous rapporter gros. 

Une raison sanitaire

L’annonce n’est pas très rassurante. Malgré ses deux hameaux, l’agglomération ne peut se permettre d’annuler leur transhumance annuelle. Il nous faut alors préciser que l’interdiction française s’inscrit dans une norme européenne. Cette dernière réglemente la mobilité des troupeaux, en rapport avec une maladie qui se transmet chez l’animal depuis quelques années : la rhinotrachéite infectieuse bovine. 

Après réflexion, la permission est finalement accordée pour cette saison. Toutefois, elle ne sera pas renouvelée l’année prochaine, puisque les Français exigent que les bovins soient exempts de la maladie. C’est donc un soulagement pour ces éleveurs, qui pourront faire perdurer la tradition.

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