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Véritable symbole historique, ce chêne vert situé au Vernet d’ariège près a été plusieurs fois centenaire, et s’est éteint après avoir traversé les âges. Témoin silencieux du passage de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants internés ou déportés, cet arbre représente le dernier vestige vivant de cette sombre période. Aussi, son abattage prévu le 14 avril prochain pour des raisons de sécurité fait vivement réagir. L’amicale du camp de concentration du Vernet d’Ariège demande aujourd’hui de pouvoir conserver une trace de son passage.
À l’annonce de la disparition de ce chêne légendaire, l’amicale du camp de concentration du Vernet d’Ariège s’est rapidement mobilisée. En effet, le collectif a mis en ligne une pétition intitulée : « Pour que le chêne de la gare du Vernet d’Ariège devienne un gardien de Mémoire ». Reprise par le collectif Change.org, la pétition mise en ligne le 19 mars dernier compté déjà plus de 15 000 signatures. Dans son récit, le collectif demande au Conseil départemental de l’Ariège de pouvoir garder une trace de son passage, en conservant une hauteur de fût de 4 à 5 m, afin d’en faire une sculpture commémorative.
« Cette sculpture deviendra ainsi le symbole de cette histoire et de cette Mémoire. Le Conseil Départemental de l’Ariège reste décisionnaire dans cette affaire, MAIS vous pouvez signer cette pétition pour soutenir la demande de l’Amicale. Partagez un maximum. Cette pétition sera remise solennellement à Mme Téqui, présidente du Conseil Départemental de l’Ariège, le mardi 8 avril 2025 », déclare sur la toile, Mickael Trovalet, a l’initiative du mouvement.
Pour rappel, le Mémorial du Camp d’Internement du Vernet-d’Ariège témoigne d’un pan sombre de l’histoire du XXe siècle. Il rappelle l’existence d’un camp d’internement ayant fonctionné à plusieurs périodes et sous différentes formes, reflétant les bouleversements politiques et sociaux de l’époque.
Initialement, entre février et septembre 1939, le camp fut destiné à l’accueil des réfugiés espagnols ayant fui la guerre civile et la répression franquiste. Ces hommes, femmes et enfants, chassés par la victoire du général Franco, furent internés dans des conditions précaires, souvent dépourvus de ressources et confrontés à des conditions de vie extrêmement difficiles.
Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le camp prit une fonction plus répressive. Il fut transformé en un centre d’internement pour les « étrangers indésirables », une catégorie floue qui regroupait des opposants politiques, des militants antifascistes, des intellectuels en exil ainsi que des individus considérés comme une menace par le régime de Vichy.
À partir de 1940, le camp du Vernet-d’Ariège devint un lieu de transit vers la déportation. Il servit notamment à l’internement des Juifs avant leur transfert vers les camps d’extermination nazis. De nombreux déportés furent envoyés vers Drancy, avant d’être déportés vers Auschwitz et d’autres camps de la mort.
Écrit par: Stephanie Leborne
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