Le Département de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Alimentation du Gouvernement d’Aragon a confirmé le premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans la région. Le virus a été détecté dans un élevage de 130 vaches allaitantes situé à Borrastre, sur la commune de Fiscal, dans la province de Huesca, selon les analyses du Laboratoire national de référence.

Conformément au protocole sanitaire européen, l’exploitation concernée fera l’objet d’un abattage sanitaire total dans les prochaines heures. Des périmètres réglementaires de 20 et 30 kilomètres ont été immédiatement instaurés, comprenant :

  • une zone de protection autour de l’élevage touché ;
  • une zone de surveillance élargie.

Dans ces secteurs, les mouvements d’animaux sont strictement limités, les contrôles vétérinaires renforcés et les mesures de biosécurité durcies pour éviter toute propagation de la maladie.

Des communes françaises sous surveillance

Le périmètre de surveillance dépasse désormais le territoire espagnol. « En France, 25 à 30 communes des Hautes -Pyrénées (65) sont concernées, en raison de leur proximité avec la zone touchée. », explique Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège, qui juge la situation préoccupante :


« Cela confirme ce que nous redoutions : nous ne sommes à l’abri de rien. Avec le retour du printemps et l’activité des vecteurs, la porosité de nos estives avec nos voisins espagnols augmente le risque. J’ai de réelles inquiétudes pour les semaines à venir. Ce qui se passe en Aragon, quelles qu’en soient les causes, doit nous alerter et inciter le ministère à revoir le protocole de prévention. Sinon, la situation pourrait devenir ingérable. »

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Une vaccination avancée mais incomplète

Avant ce foyer, les cas recensés en Espagne étaient limités à la Catalogne. En Aragon, deux campagnes de vaccination ont permis d’atteindre 80 % d’immunisation dans les zones limitrophes :

  • avec la Catalogne : Castejón de Sos, Graus et Tamarite de Litera ;
  • avec la France : Sabiñánigo, Jaca et Boltaña.

Cependant, la commune désormais touchée n’avait pas encore achevé sa vaccination, laissant le cheptel vulnérable.

Appel à la vigilance des éleveurs

Le Département d’Aragon appelle la filière à la plus grande vigilance. Tout symptôme suspect doit être signalé immédiatement aux services vétérinaires officiels pour activer les dispositifs de contrôle.

Le gouvernement maintient une surveillance épidémiologique renforcée et coordonne ses actions avec le ministère espagnol et les autres communautés autonomes afin de protéger le cheptel et de limiter l’impact sanitaire et économique de la maladie.