Ce samedi 24 octobre, dès 10 heures, plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur les allées de Villote, à Foix, pour faire entendre leurs revendications. Travailleurs, retraités, lycéens, familles et représentants syndicaux ont défilé dans les rues de la ville, malgré un arrêté préfectoral restrictif publié la veille. Au centre de la mobilisation : le pouvoir d’achat, les salaires, l’avenir de la jeunesse, mais également la défense des services publics et une meilleure redistribution des richesses.

« Ce sont des revendications du pouvoir vivre. »
Parmi les rares écharpes tricolores visibles dans le cortège, celle de Gilbert Lazzaro, maire de Biert, venu spécialement du Haut-Couserans pour soutenir la mobilisation.
« Je suis toujours avec les manifestants parce que pour moi, c’est une cause juste. Ce sont des revendications de la vie courante et cette vie courante n’est pas prise en compte. Je vois autour de moi des gens qui ne peuvent pas se déplacer, et qui se posent des questions d’aller ou non au travail, parcequ’ à partir du 10 ou du 15 du mois, ils voient leur compte en banque à sec. Même pour nos communes, on a une augmentation des coûts et l’État ne suit pas. Tout ça, ce sont des revendications du pouvoir vivre. »
« Au bout d’un moment, ça sature »
Un peu plus loin dans le rassemblement, Hervé, travailleur, est lui aussi venu dénoncer l’écart grandissant entre ses revenus et l’augmentation du coût de la vie.
« Par rapport au prix du gaz, de l’électricité, de l’eau, des poubelles; les salaires ne suivent pas. La nourriture a quasiment presque doublé en six ans (...). Je travaille, parce qu’il faut travailler, je suis bien sûr pour donner de l’argent à l’État, il n’y a pas de problème, mais qu’on nous reprenne tout ce qu’on gagne, au bout d’un moment, ça sature. Je n’ai plus de quoi vivre.», explique-t-il.

« Il y a urgence à redistribuer les richesses! »
Dans le cortège, les syndicats ont également dénoncé une répartition qu’ils jugent déséquilibrée des richesses.
« Depuis 2000, le coût de la vie a augmenté de 52%. Tout augmente sauf nos salaires. Pourtant les bénéfices des grandes entreprises explosent et jamais autant d’argent public n’a été versé aux entreprises. 211 milliards d’aide aux entreprises, 0 euros sur mon salaire - Les profits des entreprises sont le fruit de notre travail. Il y a urgence à redistribuer les richesses! ».
Parti des allées de Villote, le cortège a ensuite pris la direction de la préfecture, où les manifestants ont marqué une première halte. La mobilisation s’est poursuivie jusqu’à l’hippodrome, avant une seconde pause qui a perturbé la circulation.
Les manifestants ont ensuite repris leur marche vers les allées de Villote. Pour nombre d’entre eux, la journée devait toutefois se poursuivre à Toulouse, où ils ont rejoint la mobilisation organisée dans la Ville rose.






