Deux jours après les violences qui ont marqué les manifestations du 17 octobre dans plusieurs villes françaises, les élus ont voulu afficher leur unité. À l’appel de l’Association des maires de France, des rassemblements étaient organisés ce lundi 19 octobre devant les mairies pour dénoncer les attaques contre les bâtiments publics, mais aussi les dégradations et les pillages de commerces.
Si l' Ariège a été épargnée, les élus ont toutefois voulu apporter leur soutient aux nombreux commerçants d'Occitanie qui ont vu leur activité durement frappée. Plusieurs rassemblements d'élus ont eu lieu dans le département : Foix, Saint Girons, Lavelanet.
À Pamiers, le maire de la ville Jean-Philippe Sannac , la sous préfète Émilie Barromes et la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Ariège, Josiane Gouze Fauré, se sont exprimés face à la quarantaine d'élus, présents devant l'hôtel de ville.
"S'attaquer à une mairie, c'est s'attaquer à la maison commune"
Pour le premier édile de Pamiers, "le droit de manifester ne peut en aucun cas justifier les violences et les dégradations."

« Dans notre République, chacun a le droit de s’exprimer, de contester, de manifester et de faire entendre sa colère. Ces libertés sont essentielles et doivent être défendues. Mais jamais la liberté de contester ne saurait justifier la violence. Jamais la colère ne saurait légitimer la destruction, le saccage, le pillage ou le vol », a déclaré Jean-Philippe Sannac.
Et de souligner « S’attaquer à une mairie, c’est s’attaquer à la maison commune. Détruire un équipement public, c’est détruire ce qui appartient à tous. Piller un commerce, c’est porter atteinte au travail, aux efforts et parfois à toute une vie. Ces actes n’ont pas leur place dans notre République ».
De son côté, la sous-préfète de l’arrondissement de Pamiers, Émilie Barromes, a rappelé l’importance de la solidarité au sein de la société.
Notre société, c’est avant tout se soutenir les uns les autres. Aujourd’hui, nos forces de sécurité intérieure sont attaquées, nos commerçants sont attaqués : c’est toute notre activité qui est visée. Je crois qu’il est important de rappeler que notre nation est solidaire et qu’elle sait faire bloc pour défendre ses valeurs


De son côté, la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Ariège, Josiane Gouze Fauré, a tenu à témoigner de son soutien aux commerçants victimes de dégradations et de pillages.
« Les événements que nous avons pu voir ce week-end nous interpellent forcément. En Ariège, nous avons été relativement épargnés, mais j'ai pu m'entretenir avec plusieurs présidents de CCI d’Occitanie qui ont été directement concernés, notamment à Perpignan, Montpellier ou Béziers. Je tiens donc à leur apporter toute ma solidarité, car certains commerces ont été véritablement ravagés. »
Une situation "préoccupante à l’approche des fêtes de fin d’année", a souligné la présidente : « Certains commerçants vont avoir du mal à préparer leur fin d'année. Quand on voit le désarroi des commerçants, ça fait évidemment mal au cœur parce que ce sont eux aujourd'hui qui font vivre nos centres-villes. Il n'y a pas que l'achat, il n'y a pas que le commerce. Il y a aussi le lien avec la population. »
Les élus et les forces de l’ordre également salués
Josiane Gouze Fauré a rappelé que les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) entendaient se mobiliser aux côtés des commerçants victimes des violences, afin de les accompagner dans leurs démarches, mais aussi de leur apporter un soutien moral.
« On va être aux côtés de nos commerçants, notamment dans des villes très touchées. Depuis hier, les présidents ont mis leurs équipes au travail, si je peux dire, pour vraiment les accompagner dans leurs dossiers, mais aussi moralement, parce que psychologiquement, c’est quand même quelque chose de fort. Et puis, peut-être demander aussi au gouvernement comment ils peuvent être dédommagés », a-t-elle expliqué.
Enfin, l’engagement des forces de l’ordre et des pompiers ont été saluées, ainsi que "les responsabilités et les difficultés auxquelles les maires sont confrontés au quotidien."





