Pour fêter cet anniversaire, l’association a organisé plusieurs événements. Le premier a eu lieu le 28 mars avec un concert partagé avec le Manta Big Band. L’orchestre d’harmonie de l’école a joué une première partie, puis le big band a assuré la seconde partie. Environ 200 personnes étaient présentes.

Un autre événement a également eu lieu le samedi 11 avril, où les anciens élèves, élèves et professeurs ont joué tout au long de la soirée. Ce type d’événement existe déjà habituellement, mais il a été renforcé cette année pour les 50 ans, notamment avec la participation d’anciens élèves. “50 ans, c’est quand même un demi-siècle, ça se marque. Et puis ça permet aussi de mettre en avant l’école de musique”, explique François Gourmandin le président de l’association.

Une école ancrée dans la vie locale depuis 1976

L’école de musique a vu le jour en 1976. Dès le départ, il s’agissait d’une association communale, appelée à l’époque école municipale de musique de Saverdun. François Gourmandin rappelle que l’école n’enseignait pas autant d’instruments qu’aujourd’hui, “au départ, c’était surtout du cuivre, des bois et un peu d’accordéon” détaille-t-il. Avec le temps, l’offre s’est élargie. Aujourd’hui, l’école propose également la guitare, le piano, les cordes frottées et même la contrebasse, tout en conservant les instruments historiques.

Pour le président, la présence d’une école de musique locale est essentielle,“pour les personnes qui veulent faire de la musique, avoir une école de proximité, c’est mieux que de devoir aller à Pamiers toutes les semaines, parfois plusieurs fois par semaine.” Le succès est au rendez-vous. L’école comptait environ 30 adhérents à sa création, contre plus de 150 aujourd’hui, encadrés par une équipe d’une dizaine de professeurs.

Des difficultés financières mais une école dynamique

Comme beaucoup d’associations, l’école de musique doit faire face à des difficultés financières. La masse salariale représente environ 90 % du budget, et elle augmente régulièrement, tandis que les subventions publiques stagnent depuis plusieurs années.

Pour maintenir l’équilibre financier, l’association a dû augmenter la participation des élèves, tout en essayant de rester accessible. “On ne veut pas rentrer dans une politique élitiste à cause de l’argent, donc on essaie de maintenir un prix raisonnable”, détaille le président. Malgré ces difficultés, l’école reste dynamique et forme chaque année de jeunes musiciens. Certains poursuivent même leurs études musicales au conservatoire régional de Toulouse, tandis que d’autres montent leurs propres groupes.