La colère des parents d’élèves de l’école maternelle d’Esperaza

Les enseignants et les parents d’élèves ont appris la semaine dernière qu’une classe de l’école maternelle d’Esperaza (11) devrait fermer à la rentrée prochaine. Une commission doit se réunir au mois de mars pour discuter de cette fermeture.

La municipalité, le corps enseignant ainsi que les parents d’élèves sont vent debout après l’annonce d’une probable fermeture de classe. À Esperaza, personne ne comprend la décision de l’inspecteur de l’académie. Une mobilisation est prévue jeudi.

L’école située en zone de revitalisation rurale

En France, dans les communes en zone de revitalisation rurale (ZRR), les enfants de 2 ans inscrits doivent être pris en compte dans les effectifs. À Esperaza, qui se situe dans une ZRR, le nombre d’élèves âgés de moins de 3 ans est particulièrement élevé. Selon les parents d’élèves, l’inspecteur refuse de prendre en compte ces jeunes enfants. Par cette décision, le nombre d’élèves pour garder une troisième classe n’est pas suffisant.

Une fermeture et des conséquences pour les enfants et le personnel

À l’école Georges Brassens, il existe actuellement trois classes avec 24 élèves par niveau. La probable fermeture engendrerait un mélange entre les enfants. C’est une mauvaise idée, selon les parents d’élèves, qui craignent des différences de niveaux entre les jeunes enfants. À cela s’ajoutent les effectifs gonflés. Pour la rentrée 2021, les prévisions donnent une classe de 29 et une autre de 27. Selon le calcul des parents, 15 élèves se retrouveraient sans école en septembre. 2 emplois seraient aussi perdus pour un enseignant et un ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles).

Une mobilisation au sein de l’école

Les parents d’élèves comptent bien faire entendre leur colère. Des banderoles sont accrochées depuis le début de la semaine sur les murs de l’école. Une pétition, qui a déjà récolté plus de 270 signatures, a été lancée sur internet. Ils ont aussi prévu de se rassembler, ce jeudi 4 février à 11h, devant une agence de Pôle Emploi.

Contactée par Pyrénées FM, la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN) de l’Aude ne souhaite pas réagir tant que le travail de concertation et d’explication avec les élus et les représentants du personnel n’a pas eu lieu.

Anthony Delmas

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