Ce lundi 15 décembre, les étudiants du lycée agricole Charlemagne, à Carcassonne, se sont mobilisés. Au total, une centaine de personnes étaient présentes pour dénoncer la situation actuelle liée à la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse bovine.

Des pneus brûlés, du fumier, des panneaux « Stop à l’abattage total » « La jeunesse se lève pour sa terre » « Pas de pays sans paysans »… Ce lundi 15 décembre, les jeunes se sont mobilisés au lycée agricole de Charlemagne à Carcassonne dans l’Aude afin de dénoncer la situation actuelle liée à la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse bovine. 

Une centaine de personnes

Au total, près d’une centaine de personnes étaient réunies pour exprimer leurs soutien au monde agricole. « Nous sommes venues pour dénoncer notre mécontentement, car aujourd’hui le monde agricole traverse une crise totale. Suite à la DNC, on nous retire nos vaches, et pourtant ce n’est pas seulement notre moyen de travail, c’est aussi sentimental. Nous revendiquons une vaccination complète, plus de tests PCR et non un abattage total. Voir nos vaches être abattues est très difficile. Mes parents ont vacciné le troupeau, et nous espérons qu’il n’y aura pas de maladie », détaille Célia Ortiz, 19 ans, issue d’une famille d’éleveurs.

« L’agriculture risque de mourir »

Les jeunes dénoncent également l’inaction et appellent à des mesures plus efficaces. « Nous ne voulons pas bloquer, mais soutenir ce monde agricole qui est en crise. À l’heure actuelle, l’abattage n’est qu’une brève guerre. Aujourd’hui, ce sont les abattages, et demain ? Nous avons perdu la bataille de l’abattage en Ariège, mais nous avons gagné sur les réseaux sociaux. », déplore Nicolas De Castro, étudiant au lycée Charlemagne avant de renchérir « Nous voulons faire changer les choses : chaque département devrait vacciner, la vaccination devrait être obligatoire. Nous essayons d’être solidaires. Si les jeunes ne manifestent pas, l’agriculture risque de mourir. »


Les syndicats agricoles se sont également mobilisés aux côtés des jeunes.

« Nous sommes présents pour soutenir les étudiants, car c’est leur avenir qui est en jeu. Aujourd’hui, le monde de la viticulture et les éleveurs sont en danger en raison de certaines décisions, et nous voulons que cela change », explique Léa George, vice‑présidente du Syndicat des Éleveurs et des Paysans Audois (SELPA).

Pour certains, cette mobilisation n’est que le début. Ce mercredi 17 décembre, les villes de Castelnaudary et Narbonne se mobilisent.

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