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Ariège. L’incendie d’Aubert et Duval « d’origine accidentelle », l’affaire classée par le Parquet de Foix

today26 juillet 2024 à 20h32 8

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L’incendie de l’usine Aubert & Duval qui a ravagé le bâtiment de l’atelier de contrôle surface (ACS) de l’usine en 2021 à Pamiers (Ariège), est d’origine « accidentelle », indique ce 25 juillet 2024, le procureur de la République de Foix Olivier Mouysset, qui classe par conséquent l’affaire sans suite.

« Un départ de feu dans une cuve qui chauffait »

C’est une journée qui restera gravée dans les esprits, notamment dans ceux de la population appaméenne. Le 10 septembre 2021, à 6h50, un incendie s’est déclenché dans le bâtiment de l’atelier de contrôle surface (ACS) de l’usine Aubert et Duval à Pamiers (09). Acteur économique et industriel majeur de la cité aux trois clochers, l’accident a sidéré la population, qui s’est par ailleurs vu être confinée à cause des dégagements de fumées.

« Il s’agissait d’un atelier de traitement chimique de surface de pièces métallurgiques. Le feu a débuté dans une cuve dont la vidange venait d’être réalisée, puis s’est propagé. L’important dégagement de fumée rendait alors nécessaire, par mesure de précaution, le confinement des habitants de la ville jusqu’à 11 h 30, et l’intervention sur place en urgence des pompiers des Services Départementaux d’Incendie et de Secours de l’Ariège (SDIS 09) et de la Haute-Garonne (SDIS 31) », a rappelé le parquet de Foix. Aussi, comme le souligne le procureur, de très nombreuses auditions, constatations et investigations techniques ont été réalisées pour déterminer les causes de l’incendie.

« Une enquête a été réalisée dans cette affaire par le Bureau d’Enquête et d’Analyse sur les Risques Industriels (BEA-RI). Les conclusions du rapport d’enquête technique permettent d’établir que l’incendie a eu pour origine le système de chauffage d’une cuve, dont la résistance a continué à fonctionner alors que le bac était vide, à la suite du dysfonctionnement du capteur de niveau dans la cuve. Cette situation a ainsi provoqué la combustion de la paroi de la cuve, constituée en matériaux polymères, laquelle a entrainé une inflammation et la propagation rapide de l’incendie ».

Au regard des tous ces éléments, le tribunal de Foix a décidé de classer l’affaire, de conclure à un incendie d’origine accidentelle, et à l’absence d’infraction pénale.

Des pompiers victimes de gênes respiratoires après leur intervention

Par ailleurs, si un rapport de l’inspection a établi à « une absence d’impact significatif de l’incendie sur l’environnement, plusieurs membres des services de secours ont ressenti à des degrés divers, des gênes, notamment respiratoires, après leur intervention. « Tous ont fait l’objet d’une prise en charge médicale », insiste le tribunal de Foix : « Le rapport d’enquête technique établi par l’Inspection Générale de la Sécurité Civile (IGSC) et les certificats médicaux délivrés à plusieurs d’entre eux précisaient que les symptômes des sapeurs-pompiers examinés étaient compatibles avec une exposition à des émanations gazeuses, mais aussi à des eaux contaminées, dans la mesure où le réseau d’eau incendie, qui fonctionnait en circuit fermé, avait été pollué par des eaux d’extinction. Depuis lors, cet évènement a fait l’objet d’un règlement transactionnel entre les parties concernées »

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Écrit par: Stephanie Leborne

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