Crédit photo : Hélène Rameil

Ariège : des bûcherons espagnols ont abattu 300 chênes sans autorisation dans les Pyrénées

Fin février, plus de 300 chênes centenaires ont été abattus clandestinement à Perles-et-Castelet, une commune située dans les Pyrénées ariégeoises. Dévastés par cette action, les propriétaires des parcelles touchés, décident de monter une association pour passer devant la justice. 

17 victimes. C’est le nombre de personnes dont leurs terrains d’arbres centenaires ont été déracinés et coupés, il y a quelques semaines. Hélène Rameil, propriétaire d’une parcelle de chênes centenaires, relate :  » c’est un désastre écologique. Mais aussi, cela met à mal les beaux pays de la région Ariègeoise. » En effet, les personnes qui ont abattu 300 sapins d’une hauteur de 30 m de haut, ont laissé des traces de gasoil. Ainsi, » c’est un préjudice environnemental », explique Hélène Rameil. 

En effet, elle regrette que cet abattage clandestin conduise les animaux de la faune à fuir.  » Auparavant, nous pouvions voir des biches, des lapins, des sangliers. Maintenant, c’est impossible ! » 

Préjudice moral 

Pour cette femme qui a surpris des bûcherons espagnols en train de couper tous les arbres de sa parcelle, cet abattage sans autorisation est un préjudice moral. Sa propriété appartenait aux grands-parents de son époux. De plus, elle déclare :   » nous comptons léguer notre terrain à nos petits enfants ». Au total, 35 arbres ont été coupés sur le terrain d’Hélène Rameil.

Désormais, une association est en cours de création dans laquelle les victimes souhaitent porter devant la justice l’entreprise de bûcheronnage espagnole. Pour Hélène Rameil :  » ce n’est pas la première fois qu’ils font ces actions. Ils ont tendance à prendre des sapins durant la nuit. Par ailleurs, ils abattent de plus en plus des arbres sur d’autres communes voisines. » 

Crédit photo : Hélène Rameil

Une proposition de l’entreprise espagnole refusée 

Cette propriétaire d’une des parcelles de chênes centenaires située au bord d’une route, admet qu’une proposition a été effectuée par l’entreprise espagnole.  » Ils nous ont proposé 50 euros par arbre arrachés. Mais nous avons refusé. Cet argent ne pourra jamais aider les personnes qui ont perdu une grande partie de leur propriété « . Effectivement,  » il faut savoir que chaque arbre doit être planté, mais certains propriétaires n’ont pas les moyens pour le faire » poursuit Hélène Rameil. 

Maintenant, les 17 victimes attendent l’inspection d’un expert qui doit rendre compte des dégâts causés. Par la suite, les propriétaires voudront passer en justice afin que l’entreprise espagnole soit sanctionnée. Mais également, qu’elle cesse  » ses activités illégales sur nos territoires », conclut Hélène Rameil.

Liliana Brel

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