Ariège-Aude : Le nouveau projet touristique qui dérange au lac de Montbel

Des cabanes de luxes pourraient prochainement se dresser sur les rives du lac de Montbel. Tandis que la date du printemps 2022 est d’ores et déjà évoquée, des contestations se font entendre : cet éco-domaine n’est pas du goût de tout le monde. 

L’étendue d’eau artificielle est un point touristique très fréquenté. Proposant de nombreuses activités, elle est un lieu de détente privilégié par les habitants de l’Ariège et de l’Aude. C’est dans ce cadre idyllique que la société Coucoo veut s’implanter, profitant de la beauté de la nature environnante. Leur concept : des logements atypiques nichés au cœur de la nature, des séjours pour se déconnecter et se ressourcer. 

L’obstacle environnemental

Malgré le fait que l’accent soit mis sur le respect de l’environnement, ce nouveau projet coince pour les amoureux de la nature. En effet, les 25 cabanes devraient se situer dans une zone qui abrite une riche biodiversité. C’est au-delà de la digue que se regroupent 129 espèces protégées, dans un espace resté assez sauvage. Le projet pourrait donc à première vue compromettre la pérennité de cet écosystème particulier. 

Tout un complexe est à l’étude : en plus des habitations, sont également prévus un parking, une piscine ainsi que deux bâtiments aux larges dimensions. À l’origine de cette implantation, le gestionnaire et propriétaire du lac. Mais si l’Institution Interdépartementale pour l’Aménagement du Barrage de Montbel lui donne un avis favorable, l’autorité environnementale régionale s’interroge. 

Une étude incomplète ?

Certaines insuffisances sont pointées du doigt : manque de précision, absence de la mention de « zone humide »… Face à ces carences, une étude d’impact est demandée par l’autorité environnementale régionale. La réaction de Coucoo ne se fait pas attendre : une demande de « recours gracieux » à la DREAL est déposée, puis acceptée par cette dernière. Afin de dénoncer ces agissements, les associations de protection de la nature se sont déjà ainsi mobilisées, avec notamment l’organisation d’une manifestation.

Enfin, pour la préfecture, le « processus d’autorisation n’est pas à ce jour abouti ». De leur côté, les associations comptent lancer une procédure judiciaire. Affaire à suivre, donc.

Emma Le Fortier

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