Crédit photo : Sudptt31

Ariège : 41e jour de grève à La Poste de Dreuilhe-Lavelanet

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Après avoir annoncé son 40e jour d’activité lundi, la grève ne semble pas prête de s’arrêter. Le mouvement fait coexister des acteurs qui n’arrivent pas à s’entendre : l’intersyndicale SudPTT, la CGT 09 et la direction de La Poste. Retour sur des divergences qui font date.

Depuis plus d’un mois, les grévistes se rassemblent afin de protester contre une restructuration qui provoque une surcharge de travail pour les postiers. En effet, si l’envoi de courrier est en déclin, la crise sanitaire multiplie le nombre de colis en transit. Le découpage des tournées est ainsi au cœur des discussions.

Un conflit qui s’enlise

Il nous faut souligner que le nombre de mobilisés est passé de 13 à 15, preuve que la contestation ne désemplit pas. À titre d’exemple, vendredi dernier, trois entrevues ont eu lieu entre les différentes parties. Elles n’ont cependant pas permis de trouver un compromis. Chacun reste sur ses positions, la grève étant reconduite par le dépôt d’un préavis qui rend perplexe la direction. Enfin, si la journée du mardi 4 mai devait être une journée blanche de négociations, aucune information n’a été reçue concernant une possible nouvelle rencontre. 

Une incompréhension partagée 

Tandis que les négociations n’ont pas porté leurs fruits, un courrier du Directeur Opérationnel va mettre le feu aux poudres, datant de vendredi après-midi. Un malentendu concernant l’heure de début d’une énième rencontre pose problème. La direction s’interroge, faisant part de sa « stupéfaction », alors qu’ « une manipulation supplémentaire » est proclamée par la partie opposée. Après la rédaction d’une réponse, les grévistes assurent que « depuis cette lettre, nous n’avons pas de réponse du DO, ni même d’accusé de réception à notre mail ». S’ajoutant aux tensions déjà existantes, une accusation dirigée contre la direction fuse : « elle fait même du chantage pour d’autres ». Aucune explication supplémentaire n’est avancée pour éclaircir cette déclaration.  

Toutefois, si l’entente n’est pas très cordiale, un point commun est à relever : tous considèrent que la situation a trop duré. Les représentants du personnel se disent donc prêts à « aboutir à un protocole de fin de conflit ».

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