Crédit photo : Flickr / thierry llansades

Andorre : une tribune invite à l’abandon du projet d’aéroport

Crédit photo : Flickr / thierry llansades

Décidément, les tribunes sont à la mode en ce début mai. À la suite d’un premier appel au « non » dans Libération, l’écologiste David Berrué s’est exprimé dans Le Monde. La levée de boucliers continue face à l’annonce du gouvernement andorran.   

 « Nous aimons nos montagnes pyrénéennes. Nous souhaitons qu’elles demeurent vivantes, préservées, attractives […] C’est pourquoi nous demandons à ce que le projet d’aéroport international, présenté par la chambre de commerce andorrane le mercredi 16 mars, soit abandonné ». Tels sont les mots de David Berrué, accompagné de responsables andorrans et catalans. Prévu pour l’horizon 2024-2025, les débats s’intensifient autour de ce nouvel aéroport international.

Un projet pharamineux 

Pour un montant total de 334 millions d’euros, l’Andorre met les petits plats dans les grands. Rien n’est trop beau pour accueillir la clientèle visée. Cette dernière se caractérise par son potentiel économique, puisque la principauté veut développer son commerce autour du luxe. Un autre objectif rentre en jeu : celui d’ouvrir un territoire difficile d’accès. 

Pour Libération, « les Andorrans et les Pyrénées andorranes méritent mieux que ce projet d’aéroport ». Afin de répondre aux attentes en terme de transports, la tribune avance l’idée de la modernisation des lignes de train déjà existantes.

La remise en question d’un modèle économique 

Au-delà des nuisances traditionnelles qui accompagnent ce type de projet, c’est son impact écologique qui inquiète davantage. En effet, bien que la volonté de s’ouvrir à l’internationale paraît légitime, le modèle économique mis en avant pose question. Il va sans dire que ce moyen de transport ne fait pas la promotion de la durabilité : les émissions dégagées par son utilisation sont 45 fois supérieures à celles du TGV. Le comportement « destructeur » des consommateurs visés est également décrié par Libération, qui parle d’une « élite richissime fantasmée par des aménageurs inconséquents, cramponnés à des modèles du passé ».

De son côté, Europe Écologie Les Verts (EELV) voit plus qu’un simple abandon des démarches. Le parti appelle ainsi à une solidarité des territoires pyrénéens, afin de moderniser une économie trop dépendante de certains secteurs. Il acte également pour « concilier au mieux respect du patrimoine naturel et activités humaines, y compris économiques ».

Emma Le Fortier

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