Crédit photo : Flickr / thierry llansades

Andorre : Un projet d’aéroport international près du Pas-de-la-Case

La chambre de commerce et d’industrie d’Andorre a présenté ce mardi 16 mars, son projet d’aéroport international, près du Pas-de-la-Case. L’objectif : désenclaver la principauté.

2000 mètres d’altitude. C’est la hauteur où se situera l’aéroport d’Andorre si celui sort de terre en 2024 ou 2025. Ainsi, il sera l’un des plus hauts d’Europe. En effet, après plusieurs années de réflexions, ce dessein a été présenté officiellement par la Chambre de commerce et d’industrie d’Andorre. Ce petit État souverain d’Europe fait partie des rares pays à disposer d’un aéroport.

Après deux ans d’études et d’expertises, le secteur de Grau Roig, situé au nord de la principauté, a été retenu. Près de la frontière avec la France et les Pyrénées-Orientales et à une dizaine de kilomètres du Pas-de-la-Case, cet aérogare a pour but de désenclaver l’Andorre et ses alentours. En effet, la voiture est le seul moyen de transport pour accéder à la Principauté. Uniquement un aéroport est proche de l’Andorre, celui de Seul d’Urgell en territoire espagnol, équipé seulement pour de petits avions. 

Développer son tourisme de luxe 

Mais pour le pays, ce projet a pour objectif d’accueillir de plus grands engins tels que des Airbus A320 et Boeing 737-600. Ainsi, ces derniers pourront atterrir au pied de la station de ski de Grandvalira sur un terrain protégé à la fois du vent et du risque d’avalanche. En outre, en cas de gel, il est prévu un système de géothermie pour chauffer la piste de 1800 mètres de long.

Avec ces éléments mis en place, l’Andorre souhaite faire évoluer son tourisme de luxe. En effet, la principauté a pour dessein d’accueillir 500 000 passagers par an. En particulier des visiteurs venant de Russie, des Monarchies du golfe ou encore d’Asie. Ainsi, des lignes saisonnières durant la période hivernale sont envisagées. Toutefois, des lignes régulières à l’année sont prévenues avec Paris, Londres, Genève ou encore Madrid. Cette option peut être bénéfique pour les locaux. Effectivement, à l’heure actuelle, ces derniers doivent se rendre à Perpignan ou à Toulouse pour prendre l’avion en direction des capitales européennes.

344 millions d’euros

Dans les mois à venir, une étude environnementale doit avoir lieu. Aucune route ne sera construite, car l’aéroport sera placé au bord de la route qui mène en direction de la France. Par ailleurs, la chambre des commerçants et de l’industrie promet que l’impact écologique sera très limité sur le paysage. Ainsi, pour remettre en état le secteur une fois les travaux terminés, 44% du budget de l’aéroport doit être consacré aux questions d’environnement.

Concernant le financement, cet aéroport aura un coût de 344 millions d’euros. Mais le gouvernement andorran financera qu’une partie. De plus, plusieurs sociétés internationales se sont déjà manifestées pour prendre en charge la concession de l’aéroport, incluant une partie des coûts de construction. Une fois toutes ces étapes franchies, l’État pourra donner son feu vert final.

Liliana Brel

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