Crédit photo : Flickr / thierry llansades

Andorre : La principauté renonce au projet d’aéroport

Crédit photo : Flickr / thierry llansades

Entre les pour et les contre, le projet d’aéroport en Andorre avait beaucoup fait parler ces derniers mois. À l’issue du Conseil des ministres ce mercredi, le ministre de la Présidence, de l’Économie et des Affaires, Jordi Gallardo, a annoncé la fin des études pour l’aéroport.

Il devait être le plus haut d’Europe à 2 000 mètres d’altitude : l’aéroport international imaginé par l’Andorre ne verra finalement pas le jour. L’annonce a été faite hier par le ministre de la Présidence, de l’Économie et des Affaires, Jordi Gallardo, à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 9 juin. Un rapport des experts de l’Agence andorrane de l’avion internationale a relevé des problèmes de sécurité notamment sur la phase d’atterrissage. Les pilotes n’auraient pas la garantir de pouvoir redécoller sans percuter la montagne.

Développer un tourisme de luxe

Le seul pays européen à ne pas disposer d’aéroport avait pour objectif d’accueillir 500 000 passagers par an, au pied de la station de ski de Grandvalira, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la France, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales. L’Andorre voulait convoiter des visiteurs venant de Russie, des Monarchies du golfe et d’Asie. Des lignes saisonnières durant la période hivernale étaient envisagées comme des lignes régulières à l’année avec Paris, Londres, Genève ou encore Madrid. Aujourd’hui, les habitants d’Andorre et des alentours doivent se rendre à Perpignan ou à Toulouse pour prendre l’avion en direction des capitales européennes.

La chambre des commerçants et de l’industrie avait d’ailleurs promis que l’impact écologique serait très limité sur le paysage. Ainsi, pour remettre en état le secteur, une fois les travaux terminés, 44 % du budget de l’aéroport devait être consacré aux questions d’environnement. L’aéroport aurait coûté 344 millions d’euros.

Une bonne nouvelle pour les écologistes

C’est une « petite victoire » pour David Berrué, Porte-parole d’Europe Écologie Les Verts dans les Pyrénées-catalanes. Depuis l’annonce du projet, bon nombre d’opposants s’étaient fait connaître et notamment les écologistes qui avaient publié une tribune dans Le Monde en mai dernier. Ce projet « délirant » était pour David « une bêtise antisociale et sans avenir« .

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