Affaire de la petite Mila : 20 ans de réclusion criminelle requis contre l’accusée

Le verdict vient de tomber. Sabrina Meulen, jugée depuis vendredi, pour « violence répétées ayant entraîné la mort sans intention de la donner » sur sa belle-fille, Mila, 2 ans, à Trouillas, en 2016, a été condamnée à 20 ans de réclusion criminelle. 

Au bout de quatre jours de procès, le parquet a réclamé la condamnation de Sabrina Meulen, la belle-mère de Mila. L’Indépendant rapporte que l’avocate générale a été peu convaincue des aveux de l’accusée, mardi soir, « à mon avis, on est très loin de la vérité » rapporte le journal en citant l’avocate. 

La mère de cinq enfants avait partiellement reconnu avoir brutalisé l’enfant avant sa mort. Un aveu vite remis en question. L’autopsie du médecin légiste indiquait une mort due à traumatisme crânien, suivi d’hémorragies provoquées par des coups multiples. Les nombreuses traces d’ecchymoses, plus de 50, prouvaient que la fillette était battue et maltraitée par la belle-mère.  

Un drame produit en 2016

Durant les premiers jours d’août 2016, la petite Mila succombe aux coups, bousculades et humiliations de sa belle-mère, à Trouillas, dans les Pyrénées-Orientales. Ce n’est qu’après avoir remarqué l’inconscience de sa belle-fille que Sabrina Meulen prévient sa voisine et le SAMU. La fillette est emmenée aux urgences de Perpignan puis de Montpellier. Elle y meurt quelques heures plus tard. 

La mère est alors placée en garde-à-vue, puis en détention provisoire, jusqu’au mardi 2 février dernier. Le tribunal de Montpellier met fin à la détention une semaine avant la reprise du procès. Sabrina Meulen est assignée à résidence avec bracelet électronique. C’est libre, qu’elle s’est présentée à l’ouverture de son procès, vendredi 12 février. 

La personnalité de l’accusée

La première journée d’audience s’est penchée sur la personnalité de Sabrina Meulen. Une femme jalouse, égocentrique et brutale. France 3 rapporte le témoignage de l’avocat de la famille parternelle de la victime : « Mila a été évoquée en 2 minutes, son prénom a été évoqué une seule fois et elle est passée avec une rapidité confondante sur les faits qui nous ont conduits à être dans une cour d’assises ». 

Le passé de l’accusée est sombre. La trentenaire connaît une enfance difficile. Pas de père, une mère maltraitante et alcoolique, puis un beau-père à problèmes d’alcool. La brutalité subit se ressent dans la maltraitance de Mila. 

La fille paternelle de la victime décrit une relation de jalousie entre Mila et les enfants de Sabrina Meulen. Les grands-parents s’inquiétaient déjà. Une demande de placement a été faite le 31 juillet 2016. Les services sociaux n’ont pas eu le temps d’intervenir. La petite était déjà morte.  

Eléonore Ester

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