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[VIDEO]Les disparus de Mirepoix: des témoins clés se livrent

today21 novembre 2023 à 20h58

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Dès l’ouverture de la séance de ce mardi 21 novembre, troisième jour du procès, la femme de Jean-Paul Vidal, Nathalie Vidal, expliquera comment, Marie-Josée Montésinos, a laissé une trace indélébile dans sa vie de famille. En effet, dès les premières relations extraconjugales de son époux avec Marie-Josée Montésinos en 2009, Nathalie Vidal reçoit des SMS, des photos, des courriers ignobles, injurieux, tantôt s’adressant à elle, tantôt s’adressant à son mari. Des courriers et des messages signés « Déborah », la fille de Marie Josée Montésinos.

 « Elle a su voir en lui »

La mère de famille expliquera qu’elle passera l’éponge sur les premières infidélités de son mari, pensant avoir été négligente dans son couple : « Pendant deux ans, nous avons continué notre vie. Jean-Paul et moi sommes de nouveau très proches, il est très proche de ses enfants. Et puis en 2012, nous partons au Maroc pour mes 40 ans, et à notre retour tout bascule. A partir de ce moment-là, des coups de fil reprennent, je reçois même des lettres qui atterrissent chez le voisin de mon entreprise, des lettres toutes signées du nom de sa fille Déborah, me disant que Jean-Paul est un lâche(…)J’ai même reçu un film DVD ou on voyait Jean-Paul », déclarera Nathalie Vidal. Malgré ces nombreuses réponses désordonnées,  Marie Josée Montésinos avouera à la cour aujourd’hui, avoir envoyé elle-même ces courriers à Nathalie Vidal. « Dans la vie de tous les jours, on ne lui faisait pas faire ce qu’il ne voulait pas, mais en amour, il pouvait tout donner dès qu’il recevait la tendresse qu’il attendait. Elle a su voir en lui »,reprend Nathalie Vidal.

 

« Quand Christophe parlait de sa fille, son visage rayonnait »

Le second témoignage de la journée a laissé la salle d’audience sans voix. Il s’agit de celui du prêtre de Mirepoix, qui est venu témoigner de sa rencontre avec Christophe Orsaz et l’un des accusés. Un récit mémorable qui aiguisera le profil déjà complexe de Marie-Josée Montésinos : »J’avais rencontré Christophe Orsaz à l’occasion d’un déjeuner chez son employeur madame Gauthier. Je l’avais trouvé charmant, il m’avait expliqué ses passions pour la photographie et pour la nature. Et lorsqu’il parlait de sa fille son visage rayonnait », confie le prêtre et de reprendre: » Il voulait monter en haut du clocher de Mirepoix, avec sa fille Célia pour photographier le panorama, j’avais accepté. Puis quelques jours après notre rencontre, j’ai eu un appel d’une dame qui voulait soit disant se confesser. Une dame de Pamiers(…).Un dimanche alors que je saluais mes fidèles après la messe, j’ai aperçu une femme, qui m’a indiqué être celle qui m’avait contactée par téléphone. C’était Marie-Josée Montésinos, qui insistait une nouvelle fois pour que je la confesse. J’ai finalement accepté. Elle ne s’est à aucun moment confessée, mais plainte de Christophe Orsaz, m’expliquant à quel point il était dangereux ».

Le prêtre de Mirepoix racontera avec précision comment il a vu se décomposer Christophe Orsaz. « Ce dernier craignait que Marie-José Montesinos ne poursuive son entreprise de dénigrement à son égard ».

« On ne quitte pas Mme Montesinos, c’est elle qui vous quitte »

Lors de cette journée, le public a également écouté attentivement le témoignage de Patrick Drouin, l’ex-compagnon de Marie-Josée Montésinos qui a mis fin à leur relation en 2002, qui déclarera que Marie-Josée Montésinos est « d’une intelligence redoutable et perverse. »Elle est très instruite, et rien est fait au hasard, tout est mis en place, je l’ai subi ». L’homme confiera avoir essuyé de la violence lors de leur relation et avoir même craint pour sa vie : »Cette relation a été une erreur, très difficile à digérer, j’ai été sous emprise, et j’avais peur que ça se termine mal pour moi(…) J’ai subi trois cambriolages et un attentat par le feu avec le gaz ouvert », a précisé Patrick Drouin, précisant toutefois que l’enquête de l’époque n’avait pas permis de prouver que Marie-Josée Montesinos y était pour quelque chose.

Destinataire de lettres et de coups de fils anonymes, Patrick Drouin décrit un processus que la cour du tribunal a déjà entendu à plusieurs reprises depuis vendredi dernier : « Des lettres étaient déposées sur le pare-brise de ma voiture, avec toujours le même discours,toujours les mêmes insultes sur ma personne. C’était une relation compliquée et difficile (…)Tout ce qu’elle fait est réfléchi et pensé. On ne quitte pas Mme Montesinos, c’est elle qui vous quitte quand vous êtes broyés, c’est elle qui décide ».

Demain (mercredi 22 novembre) des experts psychiatres pourront peut-être, éclairer la cour sur ces deux personnalités complexes.

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Écrit par: Stephanie Leborne

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